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 La convoitise est source de conflit

Zen'Bodda Vas Nestori

Personnage RP
Faction : ExoTerra
Rang : Milicien
Zen'Bodda Vas Nestori
Membre
Messages : 33
Crédits : Concept BioWare

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MessageSujet: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeVen 16 Oct 2015, 17:44
Intervention MJ : PossibleDate : 1 Avril 2200 RP Violent
Fadila'Teril Nar Finor ♦ Kori'Penyo Nar Tarek ♦ Namida'Silke Nar Karasuh ♦ Scana Naevus ♦ Zen'Bodda Vas Nestori
La convoitise est source de conflit


La convoitise est source de conflit QBF1NtW

La convoitise est source de conflit CNVEghF
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Trebin... cette planète du système Hadès Gamma, composée principalement d'argent et de nickel, ne payait pas de mine au premier abord. Son atmosphère glaciale et son absence de biosphère n'en rendait pas l'exploration particulièrement aisée. Par ailleurs, on attendait toujours qu'une comète de glace vienne s'y écraser, d'après un programme à long terme d'ExoGeni, en vue d'y apporter de l'eau et d'en modifier la densité atmosphérique. ExoTerra était généralement sceptique quant à ces fameux programmes de l'entreprise de colonisation, jugeant ses méthodes parfois inappropriées et souvent précipités. La complète modification de tout un système symbiotique ne pouvant pas s'effectuer du jour au lendemain, il fallait savoir s'y prendre patiemment et se cantonner à des compromis en attendant une situation écologique suffisamment stable. Enfin, cette petite planète ne manquait pas de rappeler les différents entre ces deux firmes, pourtant orienté vers un objectif relativement similaire.

C'était donc dans une continuité insoupçonnée que Trebin avait fini par attirer l'attention de tout un public de prospecteurs, tous animés à la base d'informations dont la fiabilité égalait celle des rumeurs les plus triviales. Ces derniers voyaient leur ambition stimulée par une découverte toute récente, celle d'un mystérieux artefact, décelé dans un site de fouilles local.

En s'y étant pris suffisamment tôt, ExoTerra était parvenu à négocier le contrôle du site de fouille auprès des travailleurs autochtones, et à le garder, en attendant que l'Alliance prenne la situation en main. Ainsi, l'organisation avait déployé ses miliciens en vue d'obstruer le passage à tout visiteur indésiré. Plusieurs équipes d'activistes lourds parcouraient l'ensemble du périmètre d'un pas ferme, tandis que de nombreux tireurs isolés étaient répartis aux quatre coins de la zone et balayaient l'horizon, guettant quiconque susceptible de s'approcher d'un peu trop près... Le camp établi était muni de tourelles automatiques, dont la gestion était supervisée par les géotechniciens. Beaucoup de chercheurs civils furent également déployés, et pas un seul ne se promenait sans être accompagné par au moins un fantassin, en guise de garde du corps.

L'artefact était gardé à l'abri dans le site de fouille, qui se découpait en plusieurs galeries. Un monte-charge sous forme d'ascenseur de grande envergure faisait office d'entrée au site en question, plongeant dans le sol de la planète pour ne s'arrêter qu'un kilomètre plus bas à peu près.

Parmi les activistes mobilisés, certains étaient de véritables vétérans de l'organisation, d'autres de simples bleus, voire encore des volontaires sous contrat à durée déterminée, comme c'était parfois le cas quand l'activité de l'organisation était partagée sur plusieurs terrains. Parmi ces volontaires : des militaires, des mercenaires, des chasseurs de primes, des curieux, des opportunistes... dont le profil était tout de même soumis à une validation préalable. Une pression conséquente pesait constamment sur leurs épaules, celle de tout un fonctionnement qui ne voulait en rien se retrouver troublé de l'intérieur.

Par ailleurs, les divers prospecteurs ne représentaient pas la seule menace. En effet, la présence de plus terribles adversaires était à redouter : les dévoreurs. Il y en avait toujours eu sur Trebin, et où qu'il y en ait, cela avait toujours posé problème à ExoTerra dans ses affaires en matière d'interaction planétaire.

C'était dans un contexte tel que l'on retrouvait Zen'Bodda et son équipe. Sans Roth, car il était en arrêt maladie depuis sa dernière expérience sur Terre. On avait été estimé que le Finlandais n'était pas encore suffisamment stable psychologiquement pour reprendre du service de sitôt. Restait à déterminer la durée de la pause.

Le reste de l'équipe en revanche était bien présente. Lewin Walczak avait reçu l'odre de surveiller tout ce qui lui semblait suspect, et à tirer en cas d'assaut. Chalan Praxa était de loin l'un de ceux qui avaient le mieux leur place sur Trebin à ce moment clef : son savoir de xénoarchéologue renommé était peut-être bien aussi précieux que l'artefact en lui-même. Tadi, avec son arc, ses flèches et son fidèle stoïcisme à toute épreuve, n'avait pas grand-chose à faire ici, à première vue. Au même titre que Mathias Chavel, il venait prêter main forte - d'une façon ou d'une autre - à Zen'Bodda, qui lui-même se demandait ce qu'il fabriquait sur Trebin, tout en s'en rejouissant par ailleurs. Car en grand curieux, il jubilait à l'idée de pouvoir contempler l'artefact de ses propres yeux. Quant à Shump, il répondait également à l'appel, aux côtés des autres gardiens du site.

[...]

Trebin, périmètre du site de fouille bêta
1 avril 2200 - 2:00


Il faisait nuit noire, et c'était l'heure de la relève pour Lewin. Il avait assuré son tour, et ne demandait à présent qu'un peu de répit suivi d'un sommeil bien mérité. Un système de roulement était indispensable à l'efficacité des tireurs isolés. Son paquet de cigarettes en main, le Polonais sorti un briquet de sa poche et prit le temps de se défoncer les poumons comme il en avait la sale habitude depuis la fin de son adolescence. Si un tel rituel n'était pas sain d'emblée, cela était pire encore pour quelqu'un qui devait être capable de retenir sa respiration le plus longtemps possible. Peu lui importait. Lewin s'estimait suffisamment apte à cela pour se permettre quelques libertés, qui ne concernaient que lui après tout, pour peu que personne ne se prenne sa fumée à la figure...

C'était l'affaire d'une dizaine de minutes, au terme desquelles il rangea son paquet à côté de sa thermos et fila rendre visite à Zen'Bodda qui méditait devant l'artefact.

Quels secrets renfermes-tu ?

Tadi était présent. L'Amérindien ne semblait pas aussi intéressé par l'artefact. L'environnement du site de fouille l'intriguait davantage. Il se demandait volontiers combien de temps cela avait pris pour creuser toutes ces galeries.

Le xénoarchéologue de l'équipe logeait dans son bureau, qui avait été aménagé spécialement pour l'occasion. Celui-ci donnait vue sur l'artefact qui reposait sur une sorte de socle. Chalan consultait ses dossiers, il semblait débordé, toujours en train de chercher quelque chose, puis encore autre chose... à droite à gauche. Nul besoin de préciser à quel point on le sollicitait, à tel point que cela l'agaçait presque, même si son travail le passionnait, comme rien d'autre n'en avait la prétention.

Pendant ce temps, Mathias Chavel avait pris l'ascenseur pour regagner la surface. Il avait besoin d'air, son asthme partiel ne l'aidant en rien. De plus, la proximité avec l'artefact lui donnait curieusement des nausées. En marchant vers l'ascenseur, il croisa silencieusement Lewin qui était descendu entretemps. Tous deux se saluèrent, d'un bref signe de la main. Une fois à la surface, le biotique fut bien surpris de croiser Shump couvert de sang, arme déployée.

« T... Tout va bien ? » Demanda le biotique en ravalant sa salive.
« Oui oui... juste un abruti de couche-tard qui croyait pouvoir entrer comme il voulait en traçant... »

Cette remarque fut suivie d'un rire grinçant de la part du Krogan. Mathias ne trouvait pas cela drôle, mais il fit tout de même l'un de ces rires anxieux dont on use pour apaiser une situation tendue. Ce genre d'incident avait tout intérêt à ne pas se reproduire.

À croire que la convoitise rend fou.

[...]



Dernière édition par Zen'Bodda Vas Nestori le Jeu 25 Aoû 2016, 19:32, édité 13 fois
Fadila' Teril Vas Rannoch

Personnage RP
Faction : GIP
Rang : Sergent Chef
Fadila' Teril Vas Rannoch
Membre
Messages : 62
Crédits : Nimtai

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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeMer 21 Oct 2015, 19:35
La convoitise est source de conflit


Fadila soupira. Allongée sur sa couchette, elle venait de faire le dernier pli d'une feuille de papier. Cette dernière avait désormais une forme grossière de volatile. La jeune quarienne déposa le pliage sur le sol près d'elle et retourna sur sa couchette. Depuis qu'elle avait quitté Rannoch, son voyage n'avait été qu'une succession de trajets en vaisseaux, encore et encore. Elle voulait quitter les systèmes terminus pour s'enfoncer dans l'espace concilien. Chaque planète sur laquelle elle était susceptible de s'arrêter semblait remplie de bandits et de chasseurs de primes et la jeune quarienne ne voulait pas avoir affaire avec eux. Elle avait donc enchaîner les voyages en navette, espérant pouvoir trouver enfin une planète acceptable sur laquelle se poser. Mais ces voyages avaient un prix, et ses réserves n'étaient pas infinies. Fadila se roula en boule de frustration, elle n'avait pas quitté Rannoch pour explorer l'univers dans une boite de métal. Et dire qu'elle pensait que le pèlerinage se résumerait à se balader sans se soucier de rien. Voila encore un sujet sur lequel elle s'était grandement fourvoyée. Fadila s'assit sur sa couchette et entreprit d'ouvrir sa sacoche. La quarienne constata qu'il ne lui restait que très peu de nourriture dextro et encore moins de crédits. Elle était sur le point de manquer de réserves, et elle n'avait absolument aucune idée de comment s'en procurer avec le si peu d'argent qu'il lui restait. Et pour arranger le tout, la plupart des vaisseaux sur lesquelles elle voyageait ne stockait quasiment pas de nourriture dextro. Le drone se posta au dessus de l'épaule de Fadila et observa le contenu de la sacoche.

Il vous reste suffisamment de nourriture pour maintenir votre métabolisme basal pendant 3 jours. Rétorqua l'IV.
Merci Chêne, mais je ne compte pas rester inactive autant de temps. Répondit la jeune quarienne.

A l'évidence, il n'y avait qu'une seule solution. Il fallait qu'elle descende sur la prochaine planète et qu'elle trouve le moyen de récupérer un peu de nourriture et pourquoi pas de se faire un peu d'argent, il s'agissait plus d'une nécessité qu'un réel choix. Fadila rassembla ses forces et se leva. L'avantage de sa situation était qu'elle ne voyageait avec quasiment rien ce qui facilitait grandement les nombreux changement d'espace qu'elle devait effectuer. La quarienne prit le volatile en papier et le renferma dans sa sacoche. Elle déposa le tas de feuille qu'elle avait emprunté sur la table et entreprit de sortir de la petite pièce. Une fois dans les couloirs du vaisseau, Fadila aperçut un galarien visiblement en plein travail sur une console. Elle s'approcha pour lui parler.

Excusez moi, est ce que vous savez quelle est la destination du vaisseau ?

Le galarien lui répondit sans détourner le regard de ses écrans.

Hadès Gamma. Planète Trebin sans aucun doute. Pas d'infos supplémentaires. Demander à officier pour en savoir plus.

La jeune quarienne le remercia et reprit sa route. Elle n'était pas encore totalement habituée à côtoyer d'autres espèces mais leur présence la rendait joyeuse. La diversité de comportement et de d'expressions qui en ressortait lui donnait vraiment l'impression de faire partie de la galaxie même si en réalité, elle n'y jouait absolument aucun rôle. Fadila traversa les différents couloirs du vaisseau et se dirigea vers la passerelle. Cet environnement était bien différent du vaisseau dans lequel elle avait grandi, et pourtant, il lui était si semblable à la fois. Ces murs qui empêchaient de voir l'horizon, elle avait espéré ne plus avoir à les contempler avant longtemps. Pourtant c'était devenu sa quasi seule occupation, quand l'équipage n'avait pas besoin d'elle pour régler un problème technique. Ces quelques rares interventions lui donnaient d'ailleurs la vague impression d'être utile, de participer quelque peu à la vie commune et de ne pas être qu'un passager fantôme.
Fadila arriva au niveau de la passerelle et rentra dans la salle. Elle aperçut le commandant, un humain en pleine conversation avec une asari. Lorsque celui ci vit la quarienne, il congédia l'asari et se dirigea vers elle.

Tiens Fadila' Teril, Je souhaitais justement m'entretenir avec vous.

La quarienne pencha la tête sur le côté.

Je vous écoute.

Comme vous le savez, nous appartenons à Exoterra, hors il se trouve que notre destination actuelle est la planète Trebin. Et la situation sur place est quelque peu... compliquée.

Fadila croisa les bras.

Vous êtes en train de me dire que je ne pourrais pas y descendre ?

Comprenez bien que je ne vous dit pas cela par plaisir. Mais la situation est trop tendue pour que nous nous encombrions de civils.

La jeune quarienne soupira, pourquoi les choses n'étaient jamais simple ? Non, elle ne devait pas s'en plaindre, elle n'en avait pas le droit, c'était justement ce qui rendait la vie si excitante en lui donnant du relief. Elle devait voir cela comme un obstacle dont le franchissement lui permettrait de découvrir de nouvelles choses, même si dans le cas présent, elle avait du mal à s'imaginer comment. Fadila tapota la tête du commandant.

Et bien j'y descendrais quand même que vous le vouliez ou non, je n'ai pas le choix, je trouverais un moyen.

La quarienne se dirigea vers la sortie de la pièce laissant derrière elle un humain dubitatif.

Attendez, il y a une solution. C'est pour cela que je voulais vous parler.

Fadila tourna sa tête et fixa l'officier.

Comme je vous l'ai dit, la situation est tendue, c'est la raison pour laquelle nous sommes prêt à engager des mercenaires ou des volontaires. Je sais que vous avez parfois aidé mes hommes pour des problèmes techniques et puis vous êtes une quarienne, vos compétences dans ce domaine pourraient nous être utile.

La jeune quarienne réprima un petit bond.

Pourquoi ne pas avoir commencé par cela ?

Nous faisons partie d'ExoTerra. Les personnes que nous transportons ne sont pas forcément d'accord avec notre idéologie, certaines ont d'ailleurs, déjà essayé de nous nuire. Il est tout à fait possible que vous refusiez de travailler pour nous, mais sachez cependant que c'est votre seule possibilité pour aller sur Trebin nous concernant.

A vrai dire, Fadila ne savait pas vraiment quel était le but d'ExoTerra et encore moins ce qu'ils avaient pu accomplir par le passé. Cependant cela ne la dérangeait guère. Outre le fait qu'il s'agissait là de l'unique solution immédiate pour aller sur cette planète, elle se fichait pas mal de qui elle serait amenée à côtoyer si cela lui permettait d'accomplir son pèlerinage correctement, du moment qu'il ne s'agissait pas de bandits ou de d'autres choses qui la mettraient directement en danger. Et ExoTerra semblait être une firme sérieuse quel que soit son objectif.

Je pense que nous avons donc trouvé un arrangement.

Vous n'avez pas causé d'ennuis durant le voyage cependant, nous procéderons à une vérification de votre profil avant votre départ sur Trebin. Ensuite vous pourrez rejoindre nos hommes sur place.

Compris.

La jeune quarienne sortit de la salle et l'officier retourna à ses occupations. Elle était heureuse, son pèlerinage allait enfin pouvoir vraiment commencer et qui plus est, aux côtés d'une grande société. Elle était également excitée de découvrir ce qui sur place pouvait provoquer autant de tensions. Fadila retourna dans ses quartiers et s'allongea sur sa couchette. Ce n'était plus qu'une question de temps désormais.
Lorsque le vaisseau arriva à destination, il se posta en orbite autour de Trebin. La quarienne se dirigea vers les navettes accompagnée de Chêne. Son excitation était à son comble. Une fois arrivée, Fadila constata que deux hommes étaient postés à l'entrée de la navette, ils firent signe à la quarienne de s'arrêter.

Le commandant nous a avertit de votre venue, vous voulez rejoindre ExoTerra au sol ?

En effet.

L'un des humains fit défiler plusieurs écrans sur son Omnitech.

Aucun antécédent, de ce que nous a dit l'officier, votre présence ne devrait pas poser de problèmes. Nous allons néanmoins procéder à une fouille, une simple mesure de sécurité.

La quarienne se laissa faire lorsque l'autre humain fouilla sa combinaison ainsi que sa sacoche. Il n'y trouva évidemment rien de suspect. Cependant, lorsqu'il vit le predator, il prit l'arme avec lui.

Vous n'êtes pas une mercenaire, vous n'aurez pas besoin de cela une fois sur place.

Fadila réprima un soupir.

Vous pensez vraiment que je vais vous attaquer de l'intérieur armée de mon arme de poing ? Et puis si la situation est si tendue qu'il n'y paraît, je pourrais en avoir besoin pour me défendre.

L'homme regarda son collègue puis reporta son attention sur la quarienne.

Bien, vous pouvez le garder avec vous.

Suite au contrôle, les deux gardes l'invitèrent à rentrer dans la navette. Fadila se trouva une place en face d'un krogan. Ce dernier était couvert de cicatrices et observait d'un œil mauvais les autres passagers. Un mercenaire sans doute, mais que lui était il arrivé pour qu'il se retrouve ici ? La jeune quarienne se rendit compte que ce qui allait être pour elle sa première véritable expérience n'était qu'un jour comme un autre pour beaucoup. Cela n'avait rien d'une aventure ou d'une épopée, c'était une situation normale dans la galaxie. Fadila toqua contre son masque. Non, elle devait arrêter d'élargir son point de vue à celui des autres, il s'agissait là du début de son pèlerinage et c'est tout ce qui comptait.
La navette quitta le vaisseau et se dirigea vers la surface de la planète. Le trajet fut court. Le transport s'immobilisa et les portes s'ouvrirent. L'équipage commença à descendre et Fadila en fit de même. C'était la première planète sur laquelle elle posait le pied en dehors de Rannoch. La navette les avait déposé dans une sorte de site fouille. La jeune quarienne était impressionnée par l'endroit, de nombreuses patrouilles sillonnaient le secteur autour des galeries. Mais il y avait autre chose. Quelque chose qui suintait dans l'air, lui donnait cette fameuse épaisseur que Fadila avait déjà connu auparavant, la mort. Elle se doutait qu'elle aurait été amené à la revoir, mais elle aurait aimé que ca ne soit pas aussi tôt.
L'homme qui avait procédé à la fouille désigna le krogan et la quarienne.

Vous deux, suivez moi.

Il s'enfonça dans le site suivit par les deux volontaires. Fadila constata que le site était étonnement bien sécurisé.

Dites qu'est ce qu'il se passe ici nécessitant tout ceci ?

Un artefact extrêmement important. Il se trouve ici, c'est pour cela qu'ExoTerra a sécurisé la zone, pour éviter quiconque de s'en emparer.

Fadila se demanda bien de quoi il pouvait s'agir mais préféra tenir sa langue. Après un certain moment, l'homme s'arrêta devant une console.

La quarienne on a besoin de vous ici pour calibrer les tourelles sur ce flanc, c'est dans vos cordes ?

Bien sur.

Le krogan restez dans cette zone et surveillez la, on vous préviendra quand nous aurons besoin de vous ailleurs.

Sur ces paroles, l'homme reprit sa route. Fadila s'installa en face de la console et entreprit de l'explorer, le krogan resta posté derrière elle. Elle attendait qu'il s'en aille, mais il était visiblement disposé à rester planter là. Elle tourna la tête pour le fixer.

Vous comptez rester ici longtemps ?

Je fais mon boulot, vous faites le vôtre.

Si la quarienne n'avait pas de masque, le krogan aurait pu la voir lever les yeux au ciel. Elle n'avait aucune envie de sentir quelqu'un l'observer pendant qu'elle travaillait.

Bien Chêne, divertit donc notre invité.

Le drone se plaça face au krogan et commença à lui parler de l'impact des nutriments sur l'organisme. Fadila reporta son attention sur la console en espérant que Chêne parviendrait à faire bouger le krogan. Le calibrage était simple, c'était similaire à ce qu'elle avait déjà été amené à faire. Elle se permit de voyager un peu dans le système pour voir de quoi il en retournait. En l'explorant, elle s'aperçut des ressources déployées sur le site. Fadila n'en croyait pas ses yeux. Il ne s'agissait en aucun cas d'un coup de tête, l'artefact qui se trouvait ici devait être d'une importance cruciale. La jeune quarienne quitta la console et se leva, le krogan commençait à perdre patience.

Bon sang, faites taire votre boite de métal !

Mais j'étais sur le point d'entamer le groupe des polysaccharides.

Chêne vient avec moi, on va faire un tour.

Qu'est ce que vous faites ? Vous n'êtes pas censé bouger d'ici.

Fadila appuya un doigt sur le front du krogan.

J'ai des questions et je veux des réponses. Je reviendrai après.

Le krogan écarta son bras d'un geste brusque.

Faites comme vous voulez, mais si vous ne revenez pas, je viendrais vous chercher par la force s'il le faut.

Le krogan braqua sur elle un regard mauvais, la quarienne le laissa derrière elle et s'enfonça dans la galerie. Elle ne trouvait pas l'endroit où était l'artefact. Elle s'apprêtait à demander à l'un des gardes lorsqu'elle aperçut le grand ascenseur au milieu du site, celui ci descendait sous la surface. Fadila comprit, l'artefact se trouvait en profondeur. La jeune quarienne croisa les bras et se demandait bien de quoi il pouvait s'agir.
Kori'Penyo Nar Tarek

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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeMer 28 Oct 2015, 12:05
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31 Mars 2200 – Oméga - Nébuleuse d'Oméga

Les jumeaux couraient à perdre haleine dans les ruelles bondée d'oméga. Kori perdait du terrain, sa jambe le faisait encore souffrir et parcourir de longues distances à ce rythme lui était compliqué.
Naki ralentit l'allure, secourant son frère.

- Je crois qu'on les a semé...Déclara la Quarienne, hésitante.

Face à eux se dressait la grande porte de l'Au delà, ses lumières flamboyantes éclairant les alentours.

- On ferait mieux de se poser un peu dans la masse. Proposa Kori.

Les jumeaux pénétrèrent au sein du lieu le plus fréquenté de la station pirate. Ici, mélangé à l foule, ils pourraient passer inaperçu le temps de trouver un plan. Du moins l'espéraient-ils. Les Berserkers leur filaient au train, ils devaient quitter la station au plus vite s'ils ne voulaient pas finir trouer par une bande de Krogans déchaînés.
Les jumeaux s'installèrent sur une table sombre, une Asari dansait à moitié nue à coté de leur siège.

- Il faut qu'on s'en aille au plus vite. Pressa Kori.
- Je sais bien Kori ! Répliqua froidement sa sœur. Mais on n'a pas d'argent ! Comment veux-tu prendre une navette pour partir, peut importe la destination, personne voudra de nous.

Le Quarien soupira, frottant sa jambe douloureuse. Souvenir de leur échauffourée récente.

- Peut être qu'on pourrait vendre nos services à quelqu'un qui partirait ?
- Quels services ? Rétorqua Naki. Je te signale qu'on a rien d'exceptionnel à offrir !
- On est Quariens non ? Suffit qu'on dise qu'on touche un peu à la mécanique !

La Qurienne en armure blanche se prit la tête entre les mains, la musique bruyante et entêtante du bar lui flanquait la migraine.

- Qu'est-ce que je vous sert ? Demanda une Turienne à la voix presque enfantine.

Kori sursauta, la serveuse ne semblait pourtant pas s'être approchée discrètement, mais le volume sonore empêchait toute concentration. Le Quarien réalisa que, si un membre des Berserker les trouvait ici, il ne serait peut être pas en mesure de le repérer avant que le canon de son arme ne vienne saluer son casque. Il observa les alentours, méfiant.

- Euh...Rien pour l'instant, merci. Annonça poliment Naki qui remercia le ciel d'avoir fini serveuse à la Citadelle et non pas dans cet endroit.

La serveuse leva les yeux au ciel, visiblement agacée que des parasite viennent squatter les tables du bar sans consommer. Kori la retint par le bras alors qu'elle s'éloignait sans un regard sur le couple.

- Excusez-moi ? Demanda-t-il en retirant sa main quand il s'aperçut que quelqu'un derrière le comptoir le scrutait méchamment. Est-ce que vous êtes au courant si quelqu'un recherche des membres d'équipage dans le coin ?
- Qu'est-ce que j'en sais moi ? Je suis serveuse, pas secrétaire. Rétorqua l'Asari.
- Euh...Oui, bien sûr. Excusez-moi.

La serveuse poussa un long soupir d'ennui avant de reprendre.

- Y a un gars, là. Qu'est genre près des quais. Il cherche du monde pour un truc qu'ils ont découvert vers Hadès Gamma ou quelque chose comme ça...Y en a un qui m'a proposé de m'emmener avec lui, encore un con qui pense pouvoir se payer tout ce qu'il veut. Paraîtrait que c'est l'anarchie dans ce coin avec tout ça.

Les jumeaux la remercièrent pour ses informations, la fatigue se lisait sur le visage et la nervosité se dégageait d'eux à chaque coup d'oeil qu'ils lançaient. L'idée de repartir pour un lieu peut être plus dangereux qu'ici ne les enchantait guère. Ils ne savaient même pas où se trouvait le secteur Hadès Gamma sur une carte...
La serveur soupira à nouveau et reprit avec un petit sourire compatissant pour ses deux jeunes.

- Ecoutez les p'tits loups...Ca vaut ce que ça vaut cette infos, mais j'imagine que si vous demandez c'est que vous vous êtes mis dans le pétrin ?

Les jumeaux s'observèrent, aucun d'eux n'osait répondre, de peur d'une quelconque représailles. Les choses n'étaient jamais ce qu'elles semblaient être sur la station.

- Ca fait longtemps que je trimballe mes fesses dans le coin. Croyez-moi, si vous avez des emmerdes il vaut mieux déguerpir tant que vous le pouvez...Le gars m'a dis qu'il travaillait pour Exo quelque chose...

Elle pointa du doigts une personne assise quelque tables plus loin.

- Voyez cette Turienne là bas ? Il me semble bien qu'elle fait partie du groupe qui est venu me voir. Vous feriez mieux d'aller voir.

Les Quariens remercièrent sincèrement la serveuse qui leur rendit par un geste lassé du bras avant de retourner au comptoir central.

- Ca te parle toi, Exo quelque chose ? Demanda Naki jetant des coup d'oeil à l'individu.
- Pas du tout...Avoua son jumeaux. Mais s'ils viennent chercher du monde part ici c'est soit qu'ils sont pas très fréquentables, soit que la situation sur ce fameux endroit est vraiment à chier...

Kori et Naki se levèrent rapidement, parcourant des yeux l'entrée du bar de peur que quelqu'un ne les ai retrouvés. C'est avec un sentiment d'insécurité et de peur qu'il se dirigèrent vers la Turienne seule à table, sous le regard inexpressif de la serveuse. Celle-ci soupira une nouvelle fois, se forçant à oublier les deux Quariens et ce qu'il pourrait leur arriver. C'était tout ce qu'elle pouvait faire, ça et servir les clients.


***


1 Avril 2200 – Trébin - Hadès Gamma

Le vaisseau tanguait à l'atterrissage. Les deux Quariens était assis sur les sièges qui longeait la paroi.
Leur intégration à l'équipage n'avait pas été bien compliqué, il se trouvait que Kori avait en partie raison en supposant que prétendre si connaître en mécanique, quand on est Quarien, ouvrait bien des portes. Restait à savoir s'ils avaient effectivement les capacités requises. Même un Quarien de bas niveau surpasse bon nombre de personnes d'autre espèce dans ce domaine. Du moins, c'est ce qu'essayait de se convaincre le Quarien.
Une dizaines de personnes occupait les lieux avec eux. Face à eux, un peu plus sur leur droite, se trouvait la Turienne qui leur avait permis de trouver le recruteur au niveau des Quais d'Oméga. Scana Naevus, si la mémoire de Kori ne lui jouait pas des tours comme c'était souvent le cas. A leur gauche, un mercenaire humain avait pu leur fournir quelques information sur leur destination : Trébin. Une jeune planète minière faite de nickel et d'argent.

La navette se posa sans encombre sur le sol de la planète, et chacun fut libre de récupérer ses affaires personnelles. Les jumeaux reprirent possession de leur sac contenant le peu de crédits qu'il leur restait ainsi que de quoi se restaurer en cas de besoin. Malheureusement pour eux, leurs armes avaient été réquisitionner à l'embarquement et le Quarien espérait grandement qu'elles leurs soient restituées à la sortie du vaisseau.

- Bien. Commença l'un des employés d'ExoTerra. Vous avez tous été engagés par ExoTerra pour une mission sur le terrain, nous sommes sur Trébin et la situation à quelque dégénérée depuis quelque jour.

Le soldat soupesa l'assemblée du regard, une bande de mercenaire qui ne valaient pas mieux que tous ceux venu chercher la gloire ou la mort sur cette planète.

- Il est inutile d'entrer dans les détails, reprit-il sèchement. Sachez que chacun d'entre vous se verra attribuer une fonction à la sortie du vaisseau. Il vous faudra vous diriger vers l'un de mes collègues qui contrôlera votre identité et vous orientera vers votre mission. La situation est urgente et exige une prise de position la plus rapide. Il est inutile de s'encombrer de question maintenant, toutes vos interrogations seront satisfaites par la personne qui vous prendra en charge.

Sur ces dernières paroles, le soldat tourna les talons et se dirigea à l'extérieur du vaisseau. Kori et Naki se lancèrent un regard mélé d'inquiétude et d'un soupçon d'excitation, comme à chaque fois qu'ils partaient pour un quelconque voyage.
Lorsque les jumeaux mirent pieds à terre, ce qui frappa le plus le Quarien était le décor gris et neutre de la planète. Un monde apparement composé de roches et de terre qui n'était pas sans lui rappeler Rannoch lors de leur arrivée. Une planète sèche où la vie peinait à se developper.
Très vite, les jumeaux furent dirigés vers l'un des employés de l'organisation.

- Vos noms ? Demanda-t-il rapidement.
- Kori'Penyo Nar Tarek.
- Et Naki'Penyo Nar Tarek. Ajouta sa sœur.

L'employés fit défiler plusieurs pages sur le datapad qu'il tenait à la main. Kori se demanda quel genre d'information le groupe avait pu rassembler en aussi peu de temps. Quelques secondes plus tard, le soldat leur tendit un petit paquetage.

- Des mécano. Affirma l'employé plus qu'il ne demanda. Continuez derrière moi, vous allez être attitré à l'assistance des engins sur le terrain.
- On aimerait récupérer nos armes. Demanda le Quarien.

Le soldat lui jeta un regard agacé.

- Pas d'arme pour les mécanos, vous les récupérerez à la fin de la mission.
- Et comment on est censé ce défendre ? Interrogea Naki scandalisé par la réaction du soldat.
- Vous n'aurez pas besoin de vous défendre, les soldats sont là pour ça.
- Vous allez nous envoyer sur le terrain sans arme ? Vous êtes pas sérieux là ?

L'employé grogna. Il n'avait vraiment pas le temps de s'embarrasser de racaille d'Oméga et il ne tenait surtout pas à mettre une arme de la main de ce genre d'individu peu fréquentable. Il fit signe à un collègues non loin de lui puis lança quelques ordres par son omnitech. Peu après, un Humain armé se présenta à eux. Kori reconnut le mercenaire embauché par la société et qui avait effectué le voyage à ses cotés.

- La voilà, votre arme, cracha le soldat au Quarien, puis, s'adressant au mercenaire, vous les accompagnerez sur le terrain, faîtes en sorte qu'ils puissent faire leur boulot tranquillement. Et maintenant, rejoignez le groupe derrière moi.

Comme pour mettre fin à la conversation, l'employé passa aux suivants, laissant les trois intérimaires d'ExoTerra se diriger vers leur nouvelles attribution.


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Dernière édition par Kori'Penyo Nar Tarek le Mar 24 Nov 2015, 12:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeVen 30 Oct 2015, 15:30
Elle était partie le 27 mars 2200 d’Haratar pour assister à une conférence scientifique d’envergure sur la Citadelle, elle avait pu voir la terre, de loin, puisqu’à présent la station était dans son orbite. La taille de cette station était impressionnante et son aspect bien différent d’Haratar. C’était la première fois que la quarienne voyageait si loin. Elle avait atterrit avec le vaisseau qui la transportait dans un statioports privé. Elle voyageait avec une délégation du GIP invitée pour ladite conférence. Elle y avait rencontré de nombreuses personnes, des grands noms de la science. De loin, toujours. Elle était comme cette station en orbite, elle voyait mais effleurait sans jamais réellement toucher quoique ce soit. C’était déjà une opportunité incroyable pour une scientifique aussi méconnue qu’elle de s’y être glissée. Cela avait été une expérience incroyable. Elle y avait écouté et enregistré toutes sortes d’informations. Son esprit était en ébullitions, stimulé par toutes ces nouveautés.

Cette première partie de son pèlerinage se passa de manière confortable. Tout avait été organisé pour elle. Suivre les indications fournies avait été enfantin et l’univers côtoyé restait délimité et rassurant. Sur ce banc, dans cette chambre qu’elle devrait quitter bientôt, elle se demandait où aller. Le voyage la terrifiait tellement qu’elle avait occulté une quelconque préparation. Elle avait sa carte qui lui fournissait un compte fourni. Il lui faudrait veiller à ses dépenses, mais le transport, la nourriture ou l’hébergement ne devraient pas être un souci. Elle parcourait l’extranet pensivement. La proximité avec la terre et une publicité, lui rappela ExoTerra. Sa curiosité l’amena à consulter tout ce qu’elle trouvait. Légalement ou non, elle avait toujours eu une notion très relative de ce qui lui était permis ou non de lire. Cela lui prit du temps, car elle s’amusa avec des codages humains qu’elle ne manipulait pas couramment. Le jeu et la stimulation intellectuelle était presque plus intéressant que l’obtention de l’information en soit. Elle apprit donc qu’ExoTerra menait une grande mission sur Trebin, une planète du système Hadès Gamma. Beaucoup d’efforts pour une mystérieuse trouvaille. Quelque chose d’exploitable scientifiquement pour elle. Ne parvenant pas à trouver la nature de l’objet et un quelconque lien avec l’ezo, elle mit fin à son errance informatique.

« Pffffch. » Quand on soupire dans une combinaison, cela produit une nuance grésillante en fin de souffle. La quarienne, faute de mieux, se trouva fort inspirée par cette mystérieuse planète. Pourquoi ne pas commencer par-là ? Après tout, Edgar Roth Vaärminen et son acolyte l’avait invitée à reprendre contact. Projet quelque peu naïf et bancal car elle n’avait en réalité aucune idée si l’un ou l’autre se trouvaient là. Elle n’y pensa pas. Elle rangea son terminal et ferma sa malle. Elle observa le petit chariot devant elle. Merveille de technologie. Un compartiment pour sa combinaison de rechange, une pharmacie plutôt complète et surtout ses bébés portatifs. De quoi procéder à un échantillonnage et des mesures de terrain complètes. Tout cela compact, porté par un moteur autonome, qui faisait léviter cette petite plateforme. La cerise sur le gâteau, l’IV affectée à son fonctionnent et garde. Vu le prix, le GIP la lui avait allouée afin de prévenir tout vol ou dommage. En théorie, c’était vraiment un outil magique. En pratique, elle avait dû procéder à quelques bidouillages et avait d’ores et déjà reprogrammé une partie de l’IV à sa convenance.

« Mapy, activation de la fonction transport. Nous partons. »

La malle technologique s’activa et sur son avant, la petite sphère colorée de l’IV sortit de sa veille avec un petit bip. Son nom usuel était MaPaD, pour malle auto-portative auto-défensive. Elle avait abrégé ça en quelque chose de moins sec. Coquetterie féminine un peu futile, mais c’était facile à configurer. L’essentiel, c’est qu’elle n’avait pas besoin de porter quoique ce soit. Le second avantage, c’est qu’elle avait modifié le moteur et qu’elle pouvait s’assoir dessus et se voir transporter sans effort. Fainéantise quand tu nous tiens. Un ajout essentiel, comme fonction. La Citadelle étant visitée par une telle masse de vaisseau, elle n’eut aucun mal de trouver un transport. Elle contrôla pensivement son omnitech, vérifia la configuration de son drone. Comme tout ce qu’elle possédait de technologique, elle avait veillé à une excellente fonctionnalité. De plus, c’était à peu près son seul moyen de défense. Elle avait cru lire que Trebin était une planète plutôt hostile.

Le premier avril 2200, elle atterrit à Dorlin, capitale locale. La planète avait vraiment un aspect très particulier. Entre son atmosphère et toutes ses veines d’argent. Sa surface était aussi ponctuée de station de minage. Une belle industrie qui devait rapporter gros. L’avantage de la petite quarienne, désarmée et fluette, c’est qu’elle n’attirait que peu l’attention. Il ne lui fallut pas très longtemps pour comprendre comment fonctionnait le système de navettes minières et comment accéder à la zone des fouilles. La suite se compliqua nettement. Le site était fermé, ça, ce n’est pas un souci une porte ça s’ouvre. Le vrai souci, c’était les sortes de carapacés surboostés qui se trouvaient devant. Elle siffla entre ses dents et regarda sa malle. « Mapy, ma vieille, il va nous falloir être prudente. Soit sage. » L’IV en mode muet émis un bip d’accusé de réception. Bah.

Tout à son innocente naïveté, la quarienne se présenta à l’entrée, déclina son identité et demanda à voir Edgar Roth Vaärminen et/ou Zen'Bodda Vas Nestori. Placée dans une petite salle, assise sur sa malle, elle observait un mur un peu … morne. Patienter ne faisait pas partie de ses qualités fondamentales, aussi avait-elle hâte d’en finir. Elle avait eu un petit aperçu de la force militaire ici et était des plus intriguées. ExoTerra lui semblait de plus en plus étrange… toutes ces armes, pourquoi faire ? Elle passa à l’observation du plafond, il lui resterait ensuite 3 murs avant de s’ennuyer réellement.


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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeMar 03 Nov 2015, 20:12
31 Mars,Oméga:

Depuis la mission pour le courtier, la turienne n'avait plus de nouvelle de Armalis son ancien capitaine. Elle avait ses seules affaires dans son sac lui même sur son dos. Elle était donc à la recherche d'un foyer. Mais que fallait il penser de cette expérience? La bricoleuse pro hiérarchie c'était fait draguer par le contrebandier qui voulait la garder sur la station la plus renommée des Terminus.

Avançant ou airant dans les quartiers contrôlés par les gros gangs, Scana savait où aller. Certaines personnes étaient dignes de confiances l'espace d'un court instant. Mais d'autre comme Freya était de confiance pour une vie entière et bien plus.
Ce rencontrer à 18 ans et continuer d'entretenir des liens à 31 ans, les deux turiennes étaient très proches. Chacune avaient bien changer.
Freya était passer de Urgentiste à patronne de bar et Scana d'armurière dans la hiérarchie à... A fugitive involontaire dans les Terminus.

La hiérarchie manquait à la fugitive. La seule chose qui la tenait en place était l'ex urgentiste. Sans elle, Naevus aurait finit engagée dans une équipe de mercenaire. Il faut dire qu'elle savait ce qu'il attendait à la maison et qu'elle devait trouver un moyen de revenir à la maison.
L'omnitech allumé, elle contrôla que son message ait bien passé. En voulant rechercher le vaisseau d'Armalis sur les quais, un recruteur pour une société du nom de ExoTerra était venu l'aborder.
Il faut dire qu'elle se baladait avec son armure et un Carnifex à la hanche. Mais elle avait bien aimée la proposition. L'armurière voulant retrouver son vrai travail et ayant besoin d'argent sans faire un truc illégal. C'était donc bien tombé.

Sa seule amie de la station, lui avait donnée rendez vous à l'After life. L'occasion de faire d'autres découvertes. Avec son contrat en main, la turienne était souriante et espérait retrouver un environnement autre que celui de serveuse qu'elle voyait trop à son goût.
Le sac était lourd et elle se réjouissait d'arriver dans le bar pour poser son matériel.

En repensant au poids du sac, elle sentit comme un ralentissement ou un truc qui la bloquait. Elle tourna la tête et voulue sortir son arme qu'elle ne trouvait plus. ''C'est ça que tu cherche?'' Elle sentit le canon de son arme pointé sur elle.
''Vous me voulez quoi?'' Son agresseur était en armure complète. Mais à première vu c'était un turien sans marque de gang précise. ''J'ai besoin de ta collaboration. Et je te paye.'' La femme réussi à désarmer le type. ''Tu braque une arme sur moi et tu veux que je t'aide?'' L'homme leva les bras. ''Disons que je suis méfiant.''

Le Carnifex en main et pointé sur l'agresseur, Scana resta un instant à le fixer. ''Méfiant ou raquetteur raté, ça semble proche chez toi.'' Elle avança et continua sa route.
Depuis son arrivée sur Oméga, elle avait pu mettre en pratique les techniques de Self défense que lui avait enseigné son père.
Le raquette ou certain alcoolique qui voulait simplement passer derrière la réserve avec une serveuse. Dans les terminus on ne s'ennuyait pas.

L'after Life ou le bar le plus populaire d'oméga. Mais comment entrer en étant pas en tenue de fêtarde. La turienne était plantée devant la boite et ce préparait à appeler son amie pour dire quelle ne pourrait pas venir dans le lieu de rendez vous.
Une petite équipe qui n'était pas inconnue pour Naevus s'approcha d'elle. ''Ben alors tu rentre pas?'' C'était le barman qui assistait Freya pour faire des cocktails.

Devant les personnes devant elle, Scana ne savait pas quoi répondre. ''L'armure c'est pas la meilleurs tenue pour sortir. Mais je veux pas te laisser là.'' L'homme prit la turienne en posant un bras autour d'elle. Une fois à la hauteur des gardes, la bricoleuse pensait qu'elle ne pourrait pas rentrer. Le videur regarda le barman. et laissa rentrer le groupe.

Mission la plus dure réussi. Naevus regardait le décors et sentait cette énergie dans l'aire. ''Tu n'es jamais venue?'' L'homme souriait à la femme fascinée. ''A part le bar de Freya je connais pas trop.'' Elle regarda les amis de son collègue et remarqua un détail. ''Ils sont tous d'Exoterra?'' Il prit une table et les autres s'assirent. ''C'est bien ça. Ils font une dernière soirée avant d'aller sur un de leur site.''

...

La petite réunion fut sympa, Freya du annuler le rendez vous à cause d'un empêchement. Chacun ce présenta et les conversations furent multiples et variées.
Le barman fut le dernier à rester et paya une dernier tournée avant de partir.

Malgré le manque de la patronne turienne, Scana avait passée un bon moment. Désormais, elle était seule et finissait son verre en prennant le temps de sentir le goût.
Soudain deux quariens la rejoignit et la conversation commença. Kori et Naki semblaient pas mauvais et Scana prit l'initiative de les idées.

1 Mars, Trebbin:

La planète avec cette base rappellait des souvenirs de la guerre à Scana. Le décor était proche des ruines mais en plus naturelle... Selon les critères de la planète bien sûr. La navette fesait son chemin et l'ex pilote de la Hiérarchie ce laissait aller par le pilotage de la personne au commande. Le trajet était bon, mais l'arrivée était brusque.

Prendre son sac ce mettre au garde à vous devant le kodiak, L'habitude n'était pas sortie de la tête de l'armurière. Alors que la femme était droite comme un piquet, les autres sortaient en prennant le temps.
La turienne regarda la personne devant elle et sentit un coup de hanche. ''Décontracte toi. T'es pas à l'armée ici.'' C'était la pilote de la navette, une humaine qui semblait ne pas se prendre la tête. ''Les habitudes vous voyez.'' La pilote fixa Naevus. ''Tu vas faire quoi comme poste?'' La bricoleuse regarda l'uniforme de la femme. ''Je suis armurière.''

Un homme vint et prit les gens un par un pour leur demander leur nom et donner leur affectation. Au bout d'un moment il arriva vers Scana. ''Prénom et Nom?'' ''Scana Naevus.'' Il lisa sa tablette. ''Ah, votre supérieur sera Venia Denas Nar'Ticho. Je suis son adjoint suivez moi.''

Ils étaient trois à suivre l'humain qui semblait être venu pour eux. Le trajet mena dans l'arsenal de de la base. ''Les duponts, je vous laisse ici. Toi la mandibuleuse vient avec moi.'' Scana trouva bizarre la manière de renommer les gens. Elle prit son sac et suivit l'homme.

Ils arrivèrent dans une pièce qui ressemblait plus à un atelier et la, ce trouvait une quarienne à la combinaison gris clair. ''Ticho, j'ai ton assistante.'' La quarienne vint contre la turienne et tourna la tête vers l'humain. ''Vous pouvez nous laisser Leblanc.'' L'humain lança un regarda de travers à la supérieure. ''Je vous ai dit de m’appeler RedTucker.'' On entendit le soupire derrière le masque de la femme. ''Je me fiche de votre surnom de mercenaire.''

L'humain quitta la pièce et Nar'Ticho croisa les bras. ''Vous savez différencier une vis et un clou?'' La turienne fit des grands yeux. ''Heu pourquoi cette question?'' La dirigeante s'appuya contre l'établi. ''Les derniers ouvriers que l'on m'avait envoyé ne savait que utiliser un marteau.'' Scana sursauta. ''Je vois. J'ai fait mon service militaire en armurerie. Ne vous en faites pas j'ai les connaissances pour travailler ici.'' Venia tendit la main. ''On va faire un teste après, mais au moin je vois que vous êtes plus respectueuse que l'autre. Je me présente Venia Denas Nar'Ticho.''


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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeSam 21 Nov 2015, 06:30
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Dans l'obscurité, l'artefact brillait d'une lueur étrange...

On dirait qu'il émet quelque chose... Mais quoi ?

À force de l’observer, le Quarien avait remarqué la présence de certaines inscriptions sous forme de lignes ondulées sur l'objet. Peut-être signifiaient-elles tout un langage, mais l'œuvre de qui ? Pour espérer y trouver réponse, il fallait demander à Chalan, qui avait commencé à potasser le sujet bien avant que Zen et les autres ne posent le pied sur Trebin. En effet, le Galarien était venu sur les lieux par le biais d'un tout autre vaisseau que le Nestori. Une sorte de cargo, spécifiquement aménagé à des fins de recherche, dans lequel il avait travaillé en collaboration avec différents chercheurs de l'organisation.

L'équipe de recherche avait donc débarqué dans le site de fouille avant la milice, accompagnée tout de même d'un petit commando qui s'était chargé de sécuriser le passage. Depuis, Chalan ne sortait de son bureau que pour inspecter l'artefact. Cela faisait au moins trois jours qu'il n'était pas retourné en surface.

À défaut de s'endormir facilement, Zen parvenait merveilleusement bien à rester concentré sur ce qui le fascinait. Ses petits yeux luisants réclamaient portant le repos dont tout un chacun finissait par avoir besoin. Alors que ses paupières se faisaient lourdes, une présence se fit sentir, juste à côté de lui. C'était Walczak, qui était venu prendre des nouvelles de l'artefact.

« Pas trop dure, la veillée ? »
« Pas plus que d'habitude. Et vous, vous ne dormez jamais ? »
« J'ai le sommeil difficile... alors je m'occupe. »

Le silence suivit, une succession d'instants marqués par la réflexion. Le Polonais finit par laisser Zen à sa contemplation, sa couchette l'attendait à la réserve, avant le prochain roulement.

[...]

Quelques heures plus tard - 5:45

À l'extérieur, l'aube se leva enfin, paisiblement... tandis que plusieurs navettes étaient sur le point d'atterrir dans le camp, les unes après les autres. Elles devaient certainement accueillir les intérimaires, comme annoncé. Le "spatioport" mis en place pour l'occasion était tout à fait pittoresque, capable d'accueillir tout au mieux deux navettes à la fois. Pas plus.

Toujours planté devant l'objet de toutes ses interrogations, et à moitié somnolant, Zen reçut bientôt un message via son OmniTech :

Capitaine Bodda, une dénommée Namida'Silke s'est présenté à l'entrée du camp et demande à vous voir maintenant. Vous êtes attendu à l'accueil de l'accès terrestre.

... Namida'Silke ? La chercheuse d'Haratar ? Curieux. Que fait-elle ici ?


Tout ce qu'on racontait autour de ce fameux artefact lui était donc parvenu, du moins était-ce plausible. En tout cas, elle s'était souvenue d'ExoTerra. Maintenant il fallait espérer que les circonstances quelque peu particulières du contexte présent ne lui en donneraient pas une image trop déformée. En présence d'intérimaires, les activistes étaient toujours un peu à cran... Beaucoup ne comprenaient pas cette initiative du Comité de faire appel à des extérieurs pour se mêler des affaires de l'entreprise. Beaucoup ne comprenaient pas le Comité tout court, d'ailleurs, sachant seulement que ce dernier offrait une place dans la société aux marginaux qu'ils faisaient, pour les plus concernés.

De l'autre côté, à la surface, la chercheuse quarienne avait été accueillie par deux activistes lourds anxieux qui gardaient l'accès terrestre et firent l'effort de se montrer un tant soit peu cordiaux. Le stress les rongeait en permanence, et malgré les roulements, ils étaient fatigués. Ils appelèrent un collègue milicien et le chargèrent de bien vouloir guider Madame Silke.

« Pas d'armes ? » Vérifia le milicien.

À priori non. À postériori également. Les activistes avaient fermé les yeux sur l'espèce de malle portative qui accompagnait la Quarienne, jugeant que - dans le pire des cas - ce n'était pas ça qui les ravagerait, dans la mesure où il ne s'agissait pas d'une bombe.

On pria à l'invitée de bien vouloir patienter le temps que parvienne une réponse des sollicités. Le fantassin qui l'avait fouillé et amené ici, un Turien, lui tiendrait compagnie aussi longtemps qu'il faudrait à Zen pour pointer le bout de son casque. Ce fantassin n'était pas très bavard, mais il était respectueux et faisait preuve d'une politesse exemplaire envers la Quarienne, dont l'étrange matériel attirait sa curiosité. Il se permit de poser quelques questions à ce sujet.

« Dîtes-moi, si ce n'est pas indiscret, qu'est-ce que vous transportez là ? Une sorte de caisse à outils ? »

C'était par pure curiosité. Il se doutait déjà que le dispositif en lui-même ne représentait pas un réel danger pour le camp. Par ailleurs, les domaines de prédilections de la chercheuse n'étaient pas les siens.

Entre temps, Zen avait décroché son regard des lueurs hypnotiques de l'artefact et regagnait la surface à un rythme pressé, saluant Chalan de loin au passage. L'ascenseur fut long à descendre... cela lui laissa un peu de temps pour penser à son acolyte finlandais. À l’heure qu'il était, Roth devait sûrement dormir comme un ours, cet animal terrien qu'il admirait tant et auquel il s'identifiait malgré lui. Ou bien il était déjà levé, et dans ce cas il s'occupait d'une manière ou d'une autre.

Heureusement qu'on lui a accordé un peu de temps pour souffler, il en a bien besoin, après tout ça. Keelah...

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent enfin. Seul dedans, le Quarien se sentit particulièrement petit... déjà qu'il n'était pas bien grand comparé à la plupart de ses collègues miliciens. Sans parler des activistes lourds. Enfin, peu lui importait. « C'est pas la taille qui compte », disait-on souvent après-tout, et depuis la nuit des temps.

En sortant de l'ascenseur, Zen fit face à la lumière du jour. Celle-ci le rendit quelque peu fébrile, après tant de temps passé dans la pénombre. Le Quarien pouvait constater à quel point le camp était mouvementé dans son ensemble, de si bonne heure. Quelques navettes passaient, se posaient et repartaient, déposant à chaque fois une nouvelle vague d'intérimaires volontaires. Ce fut alors qu'un second message lui parvint :

Capitaine Bodda, de nouveaux volontaires sont arrivés, et parmi eux une dénommée Fadila'Teril qui a été placée sous votre supervision. Veuillez vous référer à la liste des recensés pour la contacter.

L'information fut intégrée, mais cela ne changeait rien au fait que pour le moment quelqu'un l'attendait déjà quelque part. La configuration du camp obligeait Zen à passer par la réserve s'il souhaitait rejoindre l'accès terrestre. Un étrange renfoncement de terrain séparait le camp en deux, ce qui donnait deux zones dont une à laquelle les visiteurs n'avait pas accès, sauf cas exceptionnel. La réserve, qui faisait également office de réfectoire, était peuplée, mais pourtant bien calme. Il était encore tôt, après tout. Quelques couchettes étaient occupées, l'un d'elle par Walczak, d'ailleurs. Deux personnes semblaient faire connaissance.

« On va faire un test après, mais au moins je vois que vous êtes plus respectueuse que l'autre. Je me présente : Venia'Denas Nar Ticho. »

Il semblait que la Turienne à qui s'adressait la milicienne était l'intérimaire placée sous sa supervision. De ce que Zen en savait, Venia était l'armurière en chef du camp. Que ce soit pour s'occuper des armes défaillantes ou pour entretenir les armures des miliciens, elle avait son lot de travail au quotidien, et bénéficier de l'aide ponctuelle d'un assistant ne lui était pas de refus.

Ainsi, Zen les salua toutes les deux. La Turienne s'apprêta à inspecter une arme dysfonctionnelle que lui avait confiée Venia. En se penchant dessus, Zen vit qu'il s'agissait d'un M-96 Mattock.

« Je ne vais pas vous embêter plus longtemps. Bon courage avec l'entretien du matériel. »

Sans s'attarder plus qu'il ne le fallait, le Quarien longea les murs et emprunta la prochaine porte qui donnait sur l'extérieur. Il y avait le spatioport, par lequel il était arrivé quelques jours plus tôt, ainsi que deux espèces de structures modulaires dont l'une permettait d'assurer un accueil aux éventuels visiteurs, comme c'était actuellement le cas. En entrant dans le module en question, Zen aperçu effectivement Namida. Elle semblait discuter avec le milicien qui lui tenait compagnie. Calmement, il s'avança vers elle, saluant son collègue au passage.

« Bonjour Namida'Silke, soyez la bienvenue. Comment allez-vous ? Je suis bien surpris de vous voir ici. Quel bon vent vous amène sur Trebin ? »

Contrairement à Roth, Zen ne lui tandis pas sa main - il ne le faisait avec personne, de manière générale - et se contenta de hocher la tête en signe de considération. De plus, il avait déjà une idée du motif de sa présence ici. La réponse à sa question ne ferait que confirmer quelques spéculations.

« Je vous en prie ne restons pas là, allons donc marcher un peu pour discuter. Si vous avez la moindre question, à propos de cet endroit, de ce qui s'y passe, n'hésitez pas à la poser. »

C'était la moindre des choses. Namida arrivait tout juste sur Trebin et voilà qu'elle faisait face à "toute une armée". Roth l'avait bien prévenue de la posture martiale propre à ExoTerra, mais il y avait une différence entre l'entendre et le constater de ses propres yeux.

Pendant ce temps, l'une des tourelles du flanc supérieur eut une réaction étrange : elle fit feu spontanément, vers l'extérieur du camp, dans le vide, sans y avoir été invitée par qui que ce soit. À priori, personne n'en fut blessé. Encore heureux.

« Bordel ! Qu'est-ce que... ?! »

Tout le monde fut surpris sur le coup, mais ce fut le mercenaire krogan qui sursauta le premier, se jurant qu'il n'avait pourtant touché à rien. Mieux encore, il était témoin que la seule personne à l'avoir manipulée s'était absentée, il y avait déjà un moment... Il pesta et, du haut de la muraille, sollicita l'aide de quelques personnes qui passaient par là.

« Hé vous ! Vous avez un instant ? Y a cette tourelle qui déconne là, et personne pour s'en occuper ! »

Cela s'adressait notamment à un autre mercenaire qu'accompagnaient deux Quariens. Un Quarien et une Quarienne, pour être plus précis. Peut-être seraient-ils à même de comprendre et d'expliquer la drôle de réaction de la machine. Sur ce, le second mercenaire fit signe au Krogan qu'il l'avait entendu et lui fit savoir qu'il lui envoyait les deux Quariens, les invitant à emprunter un escalier qui menait au premier palier de la muraille.

Une autre Quarienne marchait seule dans le camp, semblant s'y promener tout bonnement. Elle se pencha légèrement sur une rambarde, qui donnait vue sur le renfoncement de terrain au bout duquel se trouvait l'ascenseur, et se dirigea ensuite vers la réserve dans laquelle elle entra. Tout comme Zen un peu plus tôt, elle croisa l'armurière et son assistante - qui avait commencé à démonter son Mattock, ainsi qu'un Humain qui sortait tout juste de sa couchette, en armure. Des regards se croisèrent, certains devant se demander ce que chacun fabriquait ici. Sans trop s'en soucier, la Quarienne « baroudeuse » passa son chemin, déambulant dans la partie de la réserve qui servait de réfectoire. La pièce était assez peu éclairée, mais suffisamment pour y voir clair devant soi. Elle atteignit une porte derrière laquelle se trouvait une zone interdite aux intérimaires. Cela, elle pouvait s'en douter dans la mesure où la porte était verrouillée. Ne disposant d'aucun moyen permettant d'en activer l'ouverture, mais bien décidée à voir l'artefact de ses propres yeux, elle patienta... le temps qu'il faudrait... et se faufila enfin discrètement derrière un milicien peu attentif dès que l'opportunité se présenta. Par chance, celui-ci ne se rendit compte de rien. Il devait être vraiment fatigué. En tout cas, cela laissait à la Quarienne le champ libre, pas pour longtemps malheureusement. Tandis qu'elle se faisait la plus discrète possible, un activiste lourd l'aperçut de loin et vint énergiquement à sa rencontre. Le « carapacé » mit sa main sur l'épaule de la Quarienne dont il stoppa la progression.

« Halte ! Qui êtes-vous ? Que faîtes-vous ici ? Je ne vous reconnais pas... »

S'il le désirait, l'activiste lourd pouvait la scanner à l'aide de son OmniTech et obtenir une réponse immédiate, mais cela était moins drôle que s'il obtenait une réponse formulée.

À présent, la Quarienne pouvait être sûre que toute l'attention de cette partie du camp lui était vouée. Un milicien krogan s'apprêta à les rejoindre pour voir de quoi il en retournait, et celui-ci risquait d'être bien moins diplomatique... Tandis que les gardes de l'ascenseur eux n'avaient pas bougé d'un cil.

« Reviens Shump, laisse gérer. Pas besoin d'envoyer tout le monde. » Argua un milicien à son attention, sachant pertinemment que laisser libre court à l'intervention du krogan serait contre-productif, dans ce cas précis.

Plus ou moins raisonné, le Krogan grogna et regagna sa place, gardant la situation à l'œil. Un second tir raisonna dans tout le camp, et cette fois ce n'était pas la tourelle défectueuse... Les deux Quariens l'inspectant étaient plus qu'en mesure de le confirmer. Quoi que ce fût, les armes se déployèrent et tous les miliciens présents sur la muraille se mirent à couvert. De son côté, dans la réserve, Walczak remonta son arme en vitesse - qu'il était en train de nettoyer - et se précipita à l'extérieur. Empruntant l'un des deux escaliers de la muraille, qui étaient conçus de telle sorte que quiconque les empruntant restait à couvert même une fois arrivé en haut, il parcourut celle-ci en rampant à genoux jusqu'à un point stratégique d'où il pourrait effectuer un balayage visuel des environs. Cette observation ne lui révéla rien, dans un premier temps. Au sol, une grosse voix porta sur tout le camp à l'aide d'un amplificateur vocal et transmit la consigne suivante - qui s'adressait surtout aux intérimaires les moins habitués à ce genre de contexte.

« Que tout le monde reste calme ! Personne ne quitte le camp ! On ne s'expose pas à l'extérieur ! »

[...]



Dernière édition par Zen'Bodda Vas Nestori le Jeu 25 Aoû 2016, 15:41, édité 6 fois
Fadila' Teril Vas Rannoch

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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeDim 22 Nov 2015, 00:07
Perdue dans ses pensées, Fadila fixait l'ascenseur sans le voir. Elle vagabondait dans son esprit à la recherche d'une réponse. Non, décidément elle n'arrivait pas à émettre ne serais ce que des hypothèses sur ce qu'était l'artefact, elle aurait peut être pu le deviner si elle s'était un peu renseignée sur les objectifs d'ExoTerra avant, mais ça, il était un peu tard pour s'en faire la réflexion. Déployer autant de moyens... C'était forcément quelque chose de très important. La jeune quarienne était frustrée, et s'il y avait bien une chose qu'elle détestait par dessus tout c'était d'avoir des questions et de ne pas avoir de réponses. Cependant, elle avait déjà déserté son poste et elle doutait fortement que les activistes la laissent s'approcher tranquillement de l'artefact. Mais elle avait besoin de savoir. C'est tout ce qui comptait. Si elle se faufilait discrètement, elle avait peut être une chance de pouvoir voir l'artefact.

Fadila reprit sa marche et se dirigea vers la réserve au centre du camp avec la ferme intention de prendre cet ascenseur. En pénétrant dans le bâtiment, elle vit des tas de couchettes et trois autres personnes levées, un humain en armure, une quarienne et une turienne. Cette dernière était d'ailleurs en plein travail sur un Mattock et la jeune quarienne ne put s'empêcher de rester là à l'observer. Elle avait certes déjà vu quelques turiens depuis son départ de Rannoch, mais jamais encore de femelle, c'était la toute première turienne qu'elle voyait dans sa vie. Fadila la fixa, observant à quoi elle ressemblait pour mieux le figer dans sa mémoire, il n'y avait fondamentalement pas de grosses différences avec les mâles si ce n'est l'absence de crêtes et un visage plus fin. La turienne était absorbée par son travail et agitait ses mandibules à chaque mouvement, mouvements qu'elle exécutait d'ailleurs avec une efficacité remarquable, digne d'une personne connaissant quasiment parfaitement son affaire. Tout cela se déroulait sous la surveillance de l'autre quarienne. Fadila joignit ses mains et commença à se diriger vers la quarienne, elle pourrait surement lui expliquer ou la guider un peu. Non, non et non. C'était SON pèlerinage. Le but était justement de se détacher de tout ce qu'elle connaissait et de sauter dans l'inconnu. Il fallait qu'elle arrête d'essayer de s'accrocher à ce qu'elle connaissait déjà, elle devait lâcher prise et se laisser emporter par cette merveilleuse chose que l'on appelle le destin. Et ca ne risquait pas d'arriver si elle continuait à se comporter ainsi.

Le regard de Fadila croisa un instant celui de l'humain et elle se rappela soudain de la raison pour laquelle elle était ici. Laissant les trois personnes derrière elle, la jeune quarienne reprit sa route. Elle arriva dans une section de la réserve moins bien éclairée et sa route fut stoppée par une porte. Fadila tenta de l'activer mais elle était verrouillée, elle farfouilla un peu autour pour peut être trouver une autre sortie ou un moyen de l'ouvrir, mais elle ne trouva rien. La quarienne resta plantée devant la porte. Alors c'est comme ça ? Sa quête de connaissance allait s'arrêter là parce qu'elle était bloquée par une PORTE ? Elle la contempla et ne put que constater son impuissance face à cette stupide couche métallique immobile qui ricanait presque devant elle. Elle allait devoir rebrousser chemin et repartir ? Non, Fadila attendrait le temps qu'il faudrait, il allait bien y avoir une opportunité à un moment non ? La jeune quarienne se glissa près du mur dans la pénombre et attendit. Elle fixa son regard sur le verrou écarlate de la porte et soupira, elle se retrouvait encore une fois à faire ce qu'elle faisait le mieux, attendre. Le temps s'écoula pendant ce qui sembla être une éternité. Bon sang, il n'y avait donc personne qui empruntait cette fichue porte ? Il s'agissait pourtant bien du seul accès pour traverser l'enceinte intérieur du camp non ? Un bruit de pas interrompit ses pensées, un humain déverrouilla la porte avec son omnitech et la franchit. Sans une seule seconde d'hésitation, Fadila sortit de sa cachette et franchit la porte juste derrière lui. Elle progressait à pas de velours et observait le milicien en priant pour qu'il ne se retourne pas. Elle réussit à ne pas se faire entendre et l'humain continua sa route suivit de la jeune quarienne alors que la porte se reverrouilla derrière eux. Elle avait réussi ! Maintenant il lui suffisait juste de se faufiler discrètement jusqu'à l'ascenseur. Fadila laissa le milicien continuer son chemin et se déplaça en silence vers un bâtiment. Le plus compliqué allait être d'emprunter l'ascenseur, il fallait trouver un moyen de le faire sans être repérée. Soudain une main se posa sur son épaule et Fadila se figea. En tournant la tête, elle vit qu'il s'agissait d'un activiste lourd, elle ne l'avait pas entendue s'approcher.

Halte ! Qui êtes-vous ? Que faîtes-vous ici ? Je ne vous reconnais pas...

Vraiment ? Elle n'était rentrée que depuis quelques dizaines de secondes dans la zone interdite et elle se faisait déjà attraper ? L'activiste la toisait et attendait visiblement une réponse. Mais que lui dire ? Elle pouvait faire semblant de ne pas savoir que cette zone était interdite, mais c'était peu crédible, d'autant plus qu'elle avait quitté son poste. Fadila se rappela de la quarienne qu'elle avait vu dans la réserve. Elle tenta de prendre une voix un peu plus mature.

C'est normal, mon ancienne combinaison était percée, j'ai du en changer.

L'activiste la toisa quelques instants puis activa son omnitech et la scanna. A cet instant, Fadila compris qu'à la base, elle n'avait aucune chance de s'en tirer.

Négatif, vous n'êtes pas dans les registres.

Au point où elle en était, autant être franche.

Non en effet, je suis ici en tant qu'intérimaire.

Cette zone vous est interdite.

Oui je sais, mais je voulais voir l'artefact.

L'activiste lourd sortit son arme et la braqua sur elle.

Dans ce cas, je me vois dans l'obligation de vous demander de sortir du camp.

Fadila leva la tête vers le ciel. Comment avait elle pu tout foirer pour en arriver là ?

La sortie terrestre se trouve là bas. L'activiste désigna la direction d'un mouvement de son arme. Allez y je vous suis.

La jeune quarienne se mit en route suivie de près par l'activiste qui la braquait toujours de son arme, méfiant, surveillant le moindre mouvement suspect. Fadila repassa dans la réserve complétement dépitée. Elle avait eu la chance d'avoir une opportunité comme celle là et elle avait trouvé le moyen de tout foutre en l'air. Ils passèrent devant les personnes du réfectoire qui jetèrent un coup d'œil, intrigués. La jeune quarienne n'y prêta guère attention et se contenta de marcher machinalement. Avant d'atteindre l'accès terrestre, ils passèrent devant le poste où elle avait été assignée à la base. Elle aperçut le mercenaire krogan. Tout aussi irritant qu'il avait pu être, lui au moins faisait son boulot correctement. La quarienne et l'activiste arrivèrent enfin devant l'entrée terrestre, il s'agissait de deux portes blindés. Le garde les regarda dubitatif. L'activiste lourd alla à sa rencontre et lui expliqua la situation. Il grogna et s'activa sur sa console. Les portes commencèrent à s'ouvrir lentement. Fadila contemplait l'ouverture des portes et réfléchissait à sa situation. Elle ne connaissait pas la planète, elle ignorait où se trouvait la ville la plus proche, s'il y en avait une, y'avait il de la faune ? Ses réserves de nourriture était très basses , elle pouvait essayer de chasser à la limite, mais est ce que les animaux étaient dextros sur cette planète ? Cela semblait peu probable d'autant plus qu'elle n'avait que très peu d'aseptisant. Sans parler de trouver une source d'eau ou des créatures hostiles qui pourraient l'attaquer. Au fond d'elle, elle était terrifiée mais elle acceptait la situation, elle en était directement responsable. Le destin lui avait en tout cas infligé un violent coup, qui risquait de lui être fatal. Tandis que la porte s'ouvrait, la jeune quarienne se rendit compte que sa situation dans le vaisseau n'était pas si mal finalement. Mais c'est ça une aventure, une vraie, il faut forcément arriver à des passages où il est difficile de s'imaginer comment s'en sortir. Soudain, la tirant de ses pensées, un tir résonna dans le lointain. L'activiste lourd et le garde sortirent leur armes. Une voix résonna dans tout le camp.

Tout le monde reste calme ! Personne ne quitte le camp ! On ne s'expose pas à l'extérieur !

Le garde sauta sur la console et referma les portes immédiatement. Une attaque ? Mais qui ? Et pourquoi ici ? Enfin, en y réfléchissant, cela semblait logique, Fadila ignorait ce qu'était l'artefact, mais au vu de son importance, il n'était pas étonnant que d'autres groupes tentent de s'en emparer, ce qui justifiait toute la sécurité et le traitement qu'elle avait reçu. En sortant de ses pensées, la jeune quarienne constata que l'activiste n'était plus là et que le garde s'activait sur sa console, surement pour des mesures de sécurité. En profitant de cet instant, Fadila s'éloigna de la porte et partit à toute jambe vers le poste où elle avait été assignée.


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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeMar 01 Déc 2015, 00:15
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Naki frissona. Bien couverte sous sa combinaison, la Quarienne pouvait tout de même ressentir le froid régnant sur l'univers terne qui l'entourait. Elle et son frère, accompagnés du mercenaire, suivaient un autre soldat qui les menait vers leur lieu d'affectation. Durant le trajet, Kori avait tenté de se renseigner sur leur travail. S'occuper des véhicules sur le terrain, voilà tout ce à quoi ils eurent droit. Les jumeaux sentaient leurs cœurs battre plus rapidement, sans être totalement étrangers en ce qui concernait la mécanique, ils avaient tout de même vécu les premières années de leur vie dans un vaisseau puis dans une petite colonie de Rannoch, uniquement tenue par ceux qui y vivait, leur compétences étaient loin de rivaliser avec un mécanicien spécialisé. Au meilleur des cas, ils parviendraient à bidouiller et se dépatouiller pour ne pas être placés sur de gros engins, au pire, quelqu'un se rendrait compte de leur incompétences et ils seraient dispatchés ailleurs ou même mieux, évacués pour cause d'inutilité accrue.
Pendant ce temps, Naki avait pu jeter un œil sur le paquetage qui leur avait été donné. Un peu de nourriture (la Quarienne ne parvenait pas à déterminer au premier coup d'oeil s'il s'agissait de nourriture dextro ou lévo, en espérant qu'Exoterra faisait attention à ce genre de choses...), un peu de médigel et un datapad qui contenait quelques informations sommaire sur leur affectation ainsi que les noms et grades des personnes qui se chargeaient d'eux. Naki se sentait plus insignifiante encore que lorsqu'elle servait le clients dans le bar de la Citadelle où elle travaillait...

- Il se passe quoi ici au juste ? Demanda Kori à l'attention du soldat.
- Il se passe qu'on a besoin de mécano. Alors vous êtes là. Répondit-il sans prendre la peine de le regarder.
- C'est d'une logique imparable...Ironisa le Quarien. Et pour le gars armé qui nous suit ? Vous aviez besoin de chien de garde alors le voilà ? C'est ça ?
- Est-ce qu'on est en sécurité ici ? Questionna Naki. Vous pourriez au moins nous dire quels risques on...

Un bruit sourd et inquiétant de canon vibra dans l'air pesant. Le soldat et le mercenaire braquèrent leurs armes à l'aveuglette, tentant de déterminer d'où venait le tir tandis que les jumeaux s'abaissaient rapidement, prêts à se réfugier sous l'abri le plus proche si le besoin s'en faisait sentir.
Une voix graveleuse se fit entendre parmi les échos du coup de canon.

- Hé vous ! Vous avez un instant ? Y a cette tourelle qui déconne là, et personne pour s’en occuper !

Le petit groupe à terre se tourna vers le Krogan qui les hélait au niveau de la paroi du flanc supérieur. À ses cotés, un canon visait le ciel sans cible précise, un groupe de soldats s'attroupant autour.

L'homme qui accompagnait les Quariens grogna.

- Bon, allez-y, mais faîtes vite ! Leur ordonna-t-il d'un geste de la main. Mais dépêchez-vous, on a besoin de vous ailleurs. Faîtes signe à un membre d'Exoterra quand vous aurez fini, il vous renverra vers moi.

Kori et Naki se lancèrent un regard inquiet. S'interrogeant tout deux sur les connaissances qu'ils pouvaient avoir d'un canon de ce genre. Pas beaucoup en réalité...Le mercenaire entama la marche, suivi des deux Quariens, pressés par le soldat qui leur criait d'avancer plus vite.

Une fois sur place, le mastodonte Krogan se présenta à eux et, par réflexe, les deux Quariens eurent un mouvement de recul qu'il ne sembla pas relever.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda Kori souhaitant paraître le plus compétent possible.
- T'as rien entendu ? Gronda le Krogan. Y a ce canon qui tire tout seul. [/color]

Il pointa du doigt l'objet en question.

- Y avait un mécano dessus tout à l'heure. Encore un incapable qui se prend pour un pro. Vous avez intérêt à me réparer ça.
- Vous faîtes partie d'Exoterra ? Demanda le mercenaire humain à leur coté. Vu votre tenue j'ai des doutes.

La Krogan s'approcha de l'humain jusqu'à me percuter de l'épaule, enfonçant au fond de ses yeux un regard emprunt de violence et d'une supériorité physique qu'il se plaisait à montrer e public.

- Non, mais ça m'empêchera pas de t'arracher un bras si tu me les brises.

Il envoya un coup brusque sur l'épaule du mercenaire qui dévia de quelques pas. Son visage ne parut pas se démonter pour autant.

- Je m'occupe d'eux, ils vont le réparer ton canon, annonça le mercenaire Humain. Va faire peur à d'autre gamin, OK ?

Les deux mercenaires se jaugeaient du regard, laissant les Quariens en proie à une tension emplissant l'air. Aucun des trois ne faisaient le poids face au Krogan. Ils les écraseraient d'un revers de la main comme des mouches insignifiantes.
Au loin, un soldat d'Exoterra jetait des coup d'oeil réprobateur. Son omnitech en marche, paré à appelé du renfort si les deux énergumènes décidaient de bafouer leur contrat en se baffant joyeusement. Car tout deux avait accepté ce boulot dans un seul but, se faire quelques crédits de plus, et aucun ne voudrait voir ses chances d'être payé balayés par un abruti qui ne savait pas tenir sa langue.
Le Krogan cracha l'air de ses deux énormes naseaux.

- Il vaut mieux pour tes deux mioches que j'entende plus ce canon. Lâcha-t-il avant de se reculer, un regard qui se voulait menaçant braqué sur les Quariens.

Loin derrière, un soldat d'Exoterra leur fit signe de se diriger vers le canon.

- Bon...Grinça Kori l'air dépité. Je crois qu'on doit aller voir ce canon.
- Merci d'avoir pris notre défense, déclara Naki envers leur protecteur.

Un signe de tête du mercenaire conclut la conversation et les trois compagnons se dirigèrent vers le canon, Kori se demandant dans quel état on les retrouverait lorsque le Krogan se rendrait compte de leur incompétence.


***


Kori, avec l'aide de sa sœur, ouvrit le portillon métallique au pied du canon. Son regard circonspect fut très vite rejoint par celui de sa sœur jumelle.

- Et maintenant ? Chuchota-t-elle à l'attention de son frère.
- Et maintenant...Ben...On improvise.
- T'as jamais été un grand comédien Kori...

Kori porta son regard sur le mercenaire, le dos tournée, il contemplait les environs.

- Bon. Voyons voir ce qu'il y a là dedans.

Le Quarien alluma son omnitech afin de le connecter à l'appareil. De son coté, Naki fit de même, farfouillant sans trop oser y toucher.

- Peut être quelque chose à cause du détonateur ? Hasarda Kori.
- Comment veux-tu que je le sache ? C'est pas comme si j'avais déjà trifouillé un détonateur...Soupira sa sœur. Enfin je dirai qu'il y a rien qui me paraît anormal, du peu que j'en sache...
- Bon...

Kori se mit à quatre pattes, la tête entrée à l'intérieur de la base du canon. Certains souvenirs lui revenait, des souvenirs de leur père, militaire, qui leur faisait découvrir les joie de son métier.

- Bon...Ca, c'est la tige du canon, enfin j'imagine, réfléchissait-il à voix haute. Ca, ça doit être le percuteur...

Naki entendit une bruit métallique venant de l'intérieur du canon.

- Naki ? J'imagine que c'est un canon automatique ?[/color]
- Je ne pense pas que quelqu'un s'amuse à actionner chaque détonation, si c'est ce que tu veux dire. Répondit sa sœur.
- C'est peut être le ressort qui se déclenche tout seul et qui balance la culasse...Ou alors c'est...

Naki hurla de surprise. Un coup tonitruant résonna dans l'air. La tête de son frère vint frapper contre le plaque au dessus de lui.

- Kori ? Demanda vivement Naki. C'était toi ?

Le Quarien se dégagea du canon, la main frottant l'arrière de son casque. Face au regard colérique du soldat qui les surveillait, il haussa les épaules, criant que ce n'était pas son canon qui avait fait feu.
Le monde autour d'eux s'activa soudain. La plupart des personnes présentes sur la muraille prirent leurs armes en main, se mettant rapidement à couvert. Naki lança un regard médusé à son frère.

- On est attaqué ? Demanda-t-elle en alerte.

Une voix grésilla dans les hauts parleur du complexe.

- Que tout le monde reste calme ! Personne ne quitte le camp ! On ne s'expose pas à l'extérieur !
- On ferait mieux de se mettre à couvert Kori !

Kori observait les alentours, à la recherches de l'homme qui était assigné à leur défense. Leur seule arme. Qui s'en retourner, l'air pressé, vers les escaliers qu'ils avaient empruntés quelques minutes auparavant.

- Hey ! Cria Kori. Où tu vas ?

Sans attendre, le Quarien empoigna le bras de sa sœur et les entrainèrent à la suite du mercenaire. Son armure ne semblait pas lui octroyer de mouvement très rapide, aussi les Quariens le rattrapèrent sans soucis.

- Où tu vas comme ça ? Demanda Kori en lui posant une main sur l'épaule.
- J'ai des choses à faire, ça vous regarde pas.
- Etant donné que tu est la seule arme dont on dispose, si, je crois que ça nous concerne ! Rétorqua le Quarien.

Le mercenaire ne parut pas savoir comment réagir. Peut être sa conscience lui tonnait qu'il était la seule défense de ces deux mécanos.

- La conscience... Songea l'Humain. Qu'est-ce qu'elle vient me faire chier celle là !

Il regarda les soldats s'activer en bas de la muraille.

- Ok. Finit-il par lâcher. Vous me suivez jusqu'à ce que vous soyez à l'abri on qu'on trouve quelqu'un d'autre pour vous tenir en laisse. Après je m'occupe de mes affaires et vous des votre. C'est clair ?
- On ne peut plus clair. Confirma le Quarien.

Les jumeaux et leur défenseur descendirent les escaliers à la volée. Le complexe grouillait de membre d'Exoterra, cependant, Kori ne savait qui de ces soldats ou des autres mercenaires intérimaires seraient plus enclin à protéger deux mécanos sans importance...Le mieux était encore de suivre celui là, même si quelque chose sonnait dans la tête de Kori. Une alarme qu'il connaissait bien puisqu'elle sonnait souvent pour lui. L'alarme qui lui disait qu'ils allaient droit vers la connerie. Et une connerie, ici, pouvait coûter très cher...


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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeMar 01 Déc 2015, 10:31
Attendre.

L’attente n’est pas quelque chose de rentable.

Elle fut perturbée dans sa contemplation du plafond par l’homme d’arme qui l’accompagnait. L’individu qui l’avait fouillée ne lui avait pas laissé l’impression la plus courtoise. Avait-elle vraiment l’air de quelqu’un de dangereux ? Cela ne l'avait pas mise de bonne humeur. Elle s'étonna presque que ce malotru lui fasse la conversation. Il était curieux par sécurité ou juste curieux ? Elle avait failli lui signifier son refus de converser.

"C’est une boîte à outil, oui." Répondit-elle laconiquement. Elle soupira ostensiblement pour marquer sa désapprobation et son ennui. Elle aurait sans doute pu commencer de grandes explications scientifiques, mais elle ne pensait pas que cela puisse intéresser un militaire. Surtout s'il n'était pas de son espèce, cela compliquait tout, car il n'avait certainement pas son niveau d'expertise. Même s'il l'avait, aucun intérêt à dévoiler ses atouts. Elle lui demanda plutôt quel était le délai d'attente. Elle eut le droit à une réponse évasive, bientôt. Au moins, cela voulait dire qu'elle ne s'était pas trompée et qu'elle pourrait parler à un visage connu.

Cette idée la rassurait, car elle commençait à se sentir très oppressée dans cet environnement. Monsieur Roth avait été bien gentil et évasif lorsqu'il lui avait parlé de l'aspect militaire d'ExoTerra. Elle avait beau être une chercheuse un peu coupée du monde, il ne lui semblait pas que cela soit représentatif d'une organisation pacifique aux buts tout à fait louables. Les humains lui ont toujours fait l'impression d'une race très agressive et expansive. Rien d'étonnant alors, à ce que cette organisation soit pareillement armée.

Lorsque la porte s'ouvrit sur Zen, elle se leva de son siège. Elle n'avait jamais vraiment échangé avec le quarien. Lors de leur première rencontre, il avait été effacé et peu bavard. Elle s'inclina légèrement, lui rendant son salut.

"Je suis heureuse de vous voir ! J'ai presque cru m'être trompé de centre en arrivant ici. Le voyage a été éprouvant, mais je me porte très bien. J'effectue mon pèlerinage, dirons-nous, ... je me trouvais sur la Citadelle pour une grande conférence et il se trouve que l'ont parlait d'ExoTerra dans les couloirs et de votre activité ici.
Comme je ne savais pas exactement par où commencer, j'ai décidé de vous rendre cette petite visite."


Tout en discutant, elle lui emboita le pas. Mapy, s'activa en bipant, programmée pour la suivre, sa malle lévita dans son sillage.

"Je dois avoir un millier de questions, la curiosité étant le principal motif de ma visite." Elle parlait avec un naturel qui l'étonnait. Sa timidité s'était un peu effacée, Zen était pour elle une bouée de sauvetage dans ce milieu inconnu. La petite quarienne s'appliquait à suivre l'allure de son aîné.

"Qui plus est, je pensais vérifier l'adaptation de la greffe de Monsieur Roth. Normalement cela s'effectue automatiquement, mais comme sa greffe est artisanale j'avais un petit doute sur sa compatibilité neuronale."

Toujours lancée dans son discours, elle parlait rapidement, signe de sa nervosité. A peine si elle prenait le temps de respirer entre chaque intervention. Usuellement, elle ne s'occupait pas de maintenance. Chercheuse de son état, elle ne travaillait pas dans l'industrie. Elle se sentait de ce fait très liée à ce "patient" et concernée par son rétablissement. Elle aimait aussi s'assurer que son travail était pérenne sur la durée.

"Je ne savais pas que c'était la guerre par ici, c'est un peu impressionnant."

Entre le protocole d'entrée, tous ces personnes armées lourdement, elle avait l'impression de vivre un peu dans une réalité alternative. Comme s'ils étaient revenus au temps de la guerre, de la violence et de la peur. Le surarmement créait en lui-même un climat méfiant et tendu. Pourquoi était-il ainsi ? Elle n'en voyait pas la raison, le camp était assez fortifié en lui-même, les animaux ne pourraient pas lui causer du tord...

Le bruit de détonation leur parvint, comme pour souligner son interrogation. Namida chouine et sursauta. Instantanément, son niveau d'adrénaline s'envola, son régulateur thermique dû s'activer pour absorber sa sudation. Elle avait suivi une thérapie suite aux traumatismes survenus quelque mois auparavant, mais elle avait toujours du mal en entendant des coups de feu. Elle frôlait la crise de panique et sa cuisse recommençait à lui faire mal. Elle la frotta pour chasser la douleur fantôme. Les micros des couloirs qui crachaient leur message de recommandation, ne la rassurait pas plus.

C'était véritablement la guerre !

Elle tourna la tête pour tenter de repérer ce qu'il se passait sans succès. Elle détermina qu'il valait mieux ne pas quitter Zen d'une semelle et tenir prêt son omnitech en cas d'attaque trop proche de sa personne.





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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeDim 20 Déc 2015, 18:42
Dans l'installation provisoire, les deux travailleuses semblaient très occupées. La quarienne observait la nouvelle venue à qui elle avait confiée un Mattock. Pour l'instant la turienne ne semblait pas faire de faute et utilisait du matériel personnel pour faire les travaux de base.
La façon d'inspecter de l'armurière montrait des connaissances dans le domaine et l'habilité avec laquelle elle pratiquait la chose prouvait l’existence d'une pratique confirmée.

Alors que la patronne fixait Scana, cette dernière retrouvait comme un sourire et une bonne humeur. Tout les sens concentrés dans cette tâche, Naevus était sur le Mattock et le reste ne semblait plus compter. Certains souvenirs revenaient et la plupart mettaient de bonne humeur la bricoleuse.
Pendant un instant, la turienne sentit comme une présence supplémentaire. Elle posa ses outils et tourna la tête. ''Un problème Naevus?'' Venia posa sa main sur l'épaule de l'armurière. ''J'avais crue entendre quelqu'un d'autre.'' Nar'Ticho tourna la tête à son tour et revint sur son employer. ''Un courant d'aire.''

En regardant les yeux de l'autre femme, la bricoleuse se sentait un peu bête et mit cette sensation sur le compte de la paranoïa dû à LV-2185. En repensant à ce cauchemar, la turienne sentit un froid lui remonter le long de la colonne. ''Vous faites une pause?'' La survivante sortit de son absence. ''Non non... Je pense à autre chose.'' La quarienne laissa sa main sur l'épaule de l'armurière.
Peu à peu, le puzzle sur l'atelier reprenait la forme qu'il était censé avoir. Puis après plusieurs assemblage divers, le fusil fut refermé et la monteuse rangea ses outils définitivement. ''Terminée'' L'activiste d'ExoTerra regarda part dessus l'épaule de l'intérimaire. ''Montre moi ça.''

Elle passa devant et prit l'arme pour l'inspecter sous tout les sens. Qu'en à Naevus, elle observait son travail de loin. ''Toi...'' Venia baissa le Mattock et vint vers la turienne. ''Je te veux dans mon atelier. Tu es officiellement avec moi et tu peux me tutoyer ma grande.'' Le passage d'étranger à collègue proche était perturbant pour Scana. ''Heu.. Bien Madame.''
A voir la manière d'on t'elle prenait le teste, elle n'avait pas eu beaucoup d'armurier pour cette tâche. ''Tu peux aller faire une pause on reprend dans 10 minutes.'' La bricoleuse hocha de la tête. ''ça joue.'' Elle sortit de la pièce et se plaça dehors observer le paysage.

En fin de compte, le paysage était pas super. Puis une jeune quarienne escortée par un garde passa devant elle. ''Je savais pas que ExoTerra pouvait être comme ça.'' Denas arriva à côté de la turienne. ''C'est à dire? Le côté militaire?'' Scana se tourna pour regarda sa nouvelle collègue. ''Ouais, je vous voyais comme une organisation pour l'environnement.''
L'autre soupira. ''Tu pense que c'est avec des mots et des pétitions qu'on pourra changer les choses?'' Les deux restèrent silencieuses pendant un instant et un tir se fit entendre. ''C'est quoi cette...'' Nar'Ticho revint avec le Mattock et donna un autre à Naevus. ''Où est l'humain, il faut qu'il nous aide ici.'' Puis un message passa. Tout le monde reste calme ! Personne ne quitte le camp ! On ne s'expose pas à l'extérieur ! Les deux femmes se regardèrent comme si chacune demandait ''C'est quoi ce bordel.''


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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeLun 11 Jan 2016, 00:00
La convoitise est source de conflit QBF1NtW

Ce tir... trahi par son écho, semblait venir de loin. À priori, et fort heureusement, il n'avait blessé personne. Une fois l'alerte donnée, les miliciens rejoignirent leur poste respectif, promptement mais non sans discipline. Les tireurs isolés prirent de la hauteur, aux côtés des techniciens d'armes et de leurs tourelles, tandis que les activistes lourds et autres "soldats d'assaut" ne quittèrent pas la terre ferme.

Les porteurs de bouclier se rassemblèrent en plusieurs groupes défendant les points stratégiques du camp : l'accès terrestre, la réserve, et bien sûr l'ascenseur. Une poignée de fantassins s'assurèrent de les accompagner, comme ils le faisaient systématiquement en de semblables circonstances. En cas d'affrontement frontal, ils bénéficieraient de la couverture des boucliers et seraient en mesure de former une seconde ligne.

Tous les civils présents en surface, intérimaires compris, furent immédiatement priés de se réfugier dans la réserve, en attendant que la situation se rétablisse en quelque chose de plus stable. Plusieurs fantassins s'organisèrent en une petite équipe afin de les surveiller de près dans le bâtiment, conscients que le chaos est un des meilleurs prétextes à plus de chaos.

La réserve grouillait de murmures inquiets, tandis qu'un drôle de silence se mit à régner à l'extérieur, en particulier sur la muraille. Les tireurs isolés se faisaient des signes : R.A.S. À couvert, presque exagérément, mais tant mieux, les techniciens veillaient consciencieusement sur leur matériel. Caisses à outils, cartouches thermiques et bouteilles thermos étaient répartis sur la plateforme aux côtés de leurs propriétaires.

[...]

Un peu avant que tout cela ait commencé, Zen se trouvait en compagnie de Namida dans la cage de l'ascenseur du camp, en route vers l'artefact, pris dans une discussion qu'il était heureux d'avoir.

« Heureux d'apprendre que votre pèlerinage se déroule sous le signe de l'épanouissement. »

Il l'était vraiment et le fit ressentir au son de sa voix, sachant à la fois les opportunités qu'une telle aventure implique, mais également ses risques. La sienne, à Zen, remontait à plusieurs années de là et s'était avérée relativement courte. Qui aurait cru que ces drôles de gens que sont les activistes, qui - à l'époque - lui avaient permis de ne pas rentrer les mains vides, deviendraient finalement ses collègues ?

« J'ai vu Roth avant de partir pour Trebin. Il semble que ses prothèses se portent bien, en revanche on ne peut pas dire que ce soit la grande forme. Je veux dire, il était déjà fébrile mentalement à notre rencontre initiale sur Haratar, notamment à cause d'un passé proche qui l'a impliqué dans un pétrin dont il n'aimerait sûrement pas que je parle à sa place. À présent il est en arrêt de travail et prend du repos sur Callisto, au quartier général de l'organisation. »

Quand le Quarien était venu lui rendre visite récemment, le Finlandais faisait peine à voir. Il avait rarement semblé aussi fatigué, comme s'il se trouvait à un point mort de son existence, dans laquelle il devait se sentir coincé. Il lui était encore trop tôt pour oublier la tempête de sentiments où évoluait sa pulsion de mort. Moins un désir de mourir qu'une posture encline à la déconstruction, cela dit.

« Généralement, ExoTerra ne s'oppose pas à ce que les activistes en repos reçoivent de la visite. Si vous le désirez, et si vous avez le temps pour ça, je peux sans doute négocier cela. Ainsi vous auriez l'occasion d-... »

Et c'est à ce moment-là que la résonance de la détonation leur parvint. Quelques secondes plus tard, l'annonce retentit à son tour, à l'extérieur du moins. Zen en fut informé directement à l'oreillette.

« Il y a... comme un problème. J'ignore ce qui a court dehors, mais je viens tout juste de recevoir des instructions d'après lesquelles personne ne doit quitter le camp. »

Décidément, il ne manquait plus que ça... Comme si la première impression de Namida n'avait pas déjà été suffisamment péjorative, il fallait en plus de cela qu'une menace venue de nulle part entre en jeu. Agacé par cette idée et, plus légitimement, par la tournure des évènements, Zen, de façon tout à fait éponyme, garda le plus grand des calmes, ou du moins en donna l'illusion, et fit de son mieux pour rassurer la chercheuse.

« Eh bien, au moins il n'y a pas grand-chose à craindre ici. L'accès à l'ascenseur est le point le mieux gardé du camp. Nous avons bien fait de ne pas nous attarder à l'extérieur, cela dit. »

Démontrant ainsi son propos, le Quarien ne prit même pas la peine de dégainer son arme. L'ascenseur termina doucement sa descente. Ses portes s'ouvrirent bientôt, donnant vue à un premier couloir d'une série de galeries. Au terme du bon itinéraire reposait l'artefact, sur son socle étrange.

« Par ici, je vous prie. »

Zen indiqua la direction à Namida. Plusieurs activistes furent croisés en cours de chemin. Peu de miliciens, ceci dit, le gros des troupes étant surtout concentré à l'extérieur. Vraisemblablement, les activistes que l'on trouvait ici, en profondeur, étaient plutôt des chercheurs ou au moins des scientifiques. Le peu de miliciens présents à leurs côtés ne représentait rien de gênant dans leur travail quotidien. Les plus curieux observaient l'artefact, mais en aucun cas n'en venaient à déranger les scientifiques d'une façon ou d'une autre.

« Le voici donc. L'artefact. »

La chercheuse pouvait s'estimer heureuse. Bien peu avait la moindre chance d'accéder ainsi à l'objet. Bien entendu, il s'agissait de ne le toucher qu'avec les yeux, qui que l'on soit, mais c'était déjà quelque chose.

Zen n'oublia pas son invitée, mais la relique recommença à le captiver. Ses mains croisées dans son dos, droit sur ses jambes et la tête haute, il était comme mesmérisé... À se demander si l'artefact ne lui jouait pas des tours.

[...]

Pendant ce temps, dans la réserve, l'agitation avait fini par s’apaiser quelque peu, ce qui ne gardait personne d'un climat d'angoisse qui régnait encore dans l'air de la grande pièce. L'un des miliciens chargés de surveiller les civils présents fut pris de désarroi au constat que son arme dysfonctionnait. Il semblait que le mécanisme permettant le déploiement électromagnétique de son Mattock s'était comme "coincé" quelque part, ce qui donnait pour effet que le fusil était maintenu entre deux positions, n'étant ainsi ni entièrement replié ni entièrement déplié, jusqu'à nouvel ordre. Plus qu'embêté pour ce détail, le fantassin put tout de même s'estimer heureux que deux armurières soient à proximité. Sans plus attendre, il sollicita discrètement l'aide de l'armurière en chef.

« Voyez cela avec mon assistante, vous serez gentil. J'ai déjà du fil à retordre... »

En effet, Venia se tuait déjà à la tâche sur un modèle similaire du fusil en question, redirigeant l'intéressé vers Scana Naevus. Le milicien se tourna alors vers la Turienne désignée...

« C'est vous l'assistante ? Vous pourriez jeter un œil à ça ? »

... et lui tendit son arme, qui ne ressemblait à rien d'utilisable dans l'immédiat.

[...]

À l'extérieur, rien de bien nouveau. Les tireurs isolés s'étaient mis d'accord sur le fait que la menace se manifestait sur un mode irrégulier et peu organisé, sans pour autant que cela soit un prétexte au moindre relâchement. Une balle perdue, ou bien placée, et c'est vite réglé. Donnez un pistolet à un enfant de cinq ans, et vous obtenez un tueur potentiel. Or ici, l'ennemi n'avait certainement pas cinq ans. Plus inquiétant encore : si les estimations quant à la position de l'ennemi étaient exactes, celui-ci se trouvait à une distance qui laissait supposer qu'il utilisait au moins un fusil de précision antipersonnel. Au moins un, en supposant qu'il soit relayé. À armes égales, les choses n'étaient pas plus simples... et le devinrent encore moins quand une secousse terrestre survint. Le dit tremblement sembla venir tout droit des entrailles de la planète. Il paralysa tout le monde dans le camp, au sens figuré seulement, provoquant une nouvelle vague de réflexion générale et rechargeant l'atmosphère d'un air pollué par le stress.

[...]



Dernière édition par Zen'Bodda Vas Nestori le Jeu 25 Aoû 2016, 15:55, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeLun 25 Jan 2016, 15:02
Fadila soupira, plus mentalement que physiquement d'ailleurs. Elle s'appuya contre un mur et observa le reste de l'endroit. Peu de personnes restaient impassibles, la plupart affichaient une mine inquiète, d'autres avaient déjà succombé à la peur, et certains étaient plus en colère qu'autre chose. La quarienne fixa le krogan qui vociférait sur les fantassins. Mais le problème de Fadila actuellement, était la frustration. Lorsqu'elle avait regagné son ancien poste, des miliciens l'avaient intercepté et l'avaient amené elle, ainsi que tous les autres intérimaires, dans la réserve au centre du camp. Ils les avaient placé ici pour les protéger plus efficacement, la situation était loin d'être catastrophique comparé à l’éjection prématurée à laquelle elle avait échappé un peu plus tôt, mais là n'était pas le problème. Il se passait trop de choses ici, l'artefact, la potentielle attaque qu'ils étaient en train de subir, et Fadila n'avait aucun moyen de participer à tout cela, cloîtrée comme les autres dans un bâtiment en attendant la fin du déluge. Et elle n'avait aucunement l'intention de rester ici à attendre que tout soit fini avant de repartir dans l'espace. Elle connaissait les risques désormais, mais la tentation était trop forte.

Après observation des lieux, elle se rendit rapidement compte de la difficulté de la chose. Les fantassins tentaient de surveiller tout ce petit monde et de les calmer, et il n'y avait aucune chance qu'elle se faufile discrètement au vu de leur disposition autour de la foule. Il allait falloir trouver un autre moyen pour s'extraire de cet endroit. Moyen qui n'allait pas tarder à montrer le bout de son nez, car tout à coup le sol se mit à trembler. Le grondement lointain semblait venir des profondeurs, et si la secousse n'avait pas été dévastatrice pour le matériel, elle l'avait été pour le moral. Les civils qui avaient réussi à regagner un état calme furent de nouveau envahis par une vague de stress et de peur. Les fantassins tentaient à nouveau d'apaiser la foule, même si à l'évidence ils ignoraient également l'origine de cet incident. La situation dégénéra rapidement et un krogan frappa l'un des miliciens, les autres le mirent immédiatement en joue ce qui provoqua une vague de panique. Fadila n'hésita pas un instant et profita de la situation pour se faufiler vers la sortie. Elle longea le mur et atteignit rapidement la porte, aucun fantassin ne l'avait remarqué, trop occupés qu'ils étaient à gérer tout le monde.

La quarienne se retrouva à l'extérieur devant la réserve et fut frappée par le silence impeccable qui régnait. Le camp qui fourmillait d'activité était désormais vide. Les combattants devaient probablement être disposés sur l'enceinte extérieure, ce qui diminuait grandement le risque qu'elle en croise un et heureusement, car au vu de la situation, elle pouvait tout aussi bien être un ennemi qui infiltrait le camp, et les miliciens n'hésiteraient sûrement pas à lui tirer dessus à vue. Fadila sortit son prédator et se dirigea vers son ancienne affectation, elle n'avait en aucun cas l'intention de se défendre contre les miliciens d'Exoterra, mais elle prenait cette précaution si une présence hostile avait déjà pénétré le camp.

Une fois arrivée à destination, la jeune quarienne se posta sur la console et atteignit l’accès menant aux capteurs de la tourelle. Cette dernière était posté sur une position lui permettant un angle de vue assez large sur l'extérieur du camp. Tout semblait calme, raison pour laquelle elle ne faisait pas pleuvoir le feu sur les troubles fête, mais il était évident que quelque chose se trouvait là dehors, sous leurs yeux, et attendait le bon moment pour attaquer.
L'artefact se situant en profondeur, Fadila songea à un moment à la possibilité qu'ils utilisent une bombe pour raser complètement les défenses en surface, mais il était peu probable que les assaillants possèdent une si grande puissance de feu. Elle resta là, à contempler l'écran de la console, attendant en frémissant de voir si quelque chose allait surgir, ce qu'elle espérait avidement.


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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeJeu 04 Fév 2016, 22:26
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Kori descendait les marches quatre à quatre, peinant à suivre le rythme qu'imposait leur défenseur. La place offrait un tumulte mouvementé, les soldats couraient en tous sens, chacun prenant position pour se défendre d'un éventuel assaillant. La plupart prenait le chemin inverse des Quariens, rejoignant en hâte la mur d'enceinte donnant vue sur l'extérieur du complexe, là où le coup de feu semblait avoir eu lieu.
Si certains leur lançaient des regards réprobateur, personne ne semblait vouloir les empêcher de quitter leur poste, chacun s'imaginant sûrement que le mercenaire menait les deux mécaniciens en lieu sûr.

- Est-ce qu'il y a un endroit sûr de prévu pour les gens comme nous ? Demanda Naki à bout de souffle au coin d'un des bâtiment.

Le mercenaire observait les alentours, à leur droite tenait le spatioport, un peu plus loin, le groupe pouvait observer trois bâtiments, sur leur gauche, deux bâtiments identiques se dressaient. Dans l'un deux se trouvait sûrement un lieu de rassemblement pour les personnes non armées, il lui semblait d'ailleurs apercevoir quelques soldats escorter plusieurs travailleurs dans le bâtiment du fond.
Celui là ne l'intéressait pas.
La porte près d'eux s'ouvrit à la volée, et trois soldats s'en extirpèrent rapidement. Profitant de l'angle du mur pour s'effacer à leur vue, le mercenaire se glissa par l'ouverture, suivis des deux Quariens.

Naki lança un regard plutôt inquiet à son jumeau.

- Je ne suis pas sûr que se soit ici...Déclara Naki méfiante. Vous deviez nous emmener au point de rassemblement !
- Oui, et ben j'ai changé d'avis ! Déclara le mercenaire agacé.

Il observa les alentours, la salle s'ouvrait sur un couloir donnant sur plusieurs portes. Le mercenaire tente d'ouvrir la première : Fermée. Il ragea. La seconde lui apporta plus de succès.

- Qu'est-ce que vous faîtes ? Demanda Kori. Je pense pas qu'on nous autorise à fouiller dans le coin.
- Et ben aidez-moi alors ! Plus vite j'aurais trouvé ce que je cherche, plus vite vous irez vous cloîtrer avec les autres moutons.
- Et vous cherchez quoi au juste ?

La deuxième salle comportait plusieurs ordinateur, des datapads laissé à la hâte gisaient sur les bureaux. Le mercenaire s'en empara avidement.

- À ton avis la momie...Pourquoi tout le monde est ici ?
- La relique, j'imagine ? Proposa Naki.
- Je veux juste quelques informations. Son emplacement, sa fonction...N'importe quoi qui me rapporte un peu de crédit.
- Quel dévouement...Railla la Quarienne. Kori...Tu vas pas t'y mettre non plus ?

Kori fouinait dans un datapad à proximité, rien de bien intéressant, des ordres de missions surtout, ce bâtiment devait plus servir au corps armé qu'au scientifique et chercheurs.

- Puisqu'on est la, autant qu'on s'occupe, annonça-t-il en haussant les épaules, et puis rester enfermé pendant une attaque, très peu pour moi...
- Et on fait quoi là au juste ? On s'est juste enfermé ailleurs je te ferai remarquer !
- Elle parle toujours autant ? Soupira le mercenaire sans lever les yeux de ses documents.
- Elle parle pas, elle réfléchie, elle, rétorqua la Quarienne.
- Pourquoi tout le monde s'y intéresse au juste ? Demanda la Quarien en survolant l'un des datapads.
- Rappele-toi ce qu'il s'est passé la dernière fois qu'un artefact Prothéens a été retrouvé.
- Rien ne dis qu'il s'agisse d'un artefact Prothéen...Remarqua Naki.
- Mais si jamais ç'en est un...

L'Humain frotta ses doigts, mimant le nombre incommensurable de crédit qu'il se ferait.

- Y a rien de précis là dedans, ragea-t-il finalement en balançant le datapad sur le bureau.

Kori reposa le sien.

- Juste qu'il est placé dans le centre, j'imagine que c'est le bâtiment du fond à même la roche.
- Ca me paraissait évident, railla Naki qui surveillait l'entrée principale, les bras croisés en signe de reproche.

Le mercenaire geignit en se tournant vers Kori.

- Elle est toujours aussi chia...

Les murs vibrèrent, d'abord légèrement puis allant en s'amplifiant. Les objets tremblèrent sur le bureau, se jetant au sol. Naki et Kori peinait à se maintenir debout, se rattrapant à ce qu'il pouvait.

- Qu'est-ce qu'il se passe Kori ? Cria sa sœur par dessus le vacarme.

Le Quarien s'approcha de sa sœur, son corps virevoltant au gré du tumulte de la terre.
Un tremblement de terre ? Kori n'avait jamais eu l'occasion de ressentir l'angoisse intense que procurait ces vibrations transperçant son corps de part en part. L'horrible impression de n'être qu'un pantin désarticulé à la merci de la nature.

- On sort ! Cria le Quarien à sa sœur, laissant le mercenaire les rejoindre tant bien que mal.

La cour extérieure était à nouveau en pleine effervescence, les soldats accouraient de toutes part. Quelque chose les inquiétait et Kori doutait que ce ne soit que pour un tremblement de terre.


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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeSam 06 Fév 2016, 18:03
« Je suis navrée pour monsieur Roth, j’espère qu’il récupèrera vite. »

Reprendre le fil de leur discussion comme si de rien était un fait qui la rassurait. Avoir une routine pour effacer l’inquiétude, la nier. Zen ne s’affolait pas, ça devait être rien du tout… et puis, le camp était armé jusqu’aux dents. Elle ne risquait rien dans l’immédiat. Bien qu’effrayant, ces gens armés avaient pour fonction de protéger et elle devait voir cela comme un bénéfice. Elle prenait tout de même soin de noter leur chemin et les points d’accès à pirater si elle devait s’enfuir de là seule. Elle suivit le quarien dans les couloirs et admira les moyens mis en œuvre. Elle fut légèrement étonnée que Zen la conduise sans préambule à l’artefact. Elle s’était imaginée devoir mendier un peu plus sa présence. Cette confiance la toucha et elle se promit de les aider comme elle le pourrait.

L’artefact était déposé sur un socle, d’origine à priori au vu de sa forme. La nature curieuse de la scientifique pris le pas et elle dégaina son omnitech. Extérieurement, il se présentait comme une petite stèle striée de ligne ondulée. Son omnitech émis un petit bruit et elle afficha un écran, tapotant sur divers fonction. « Il contient de l’ezo » Elle tendit la main vers sa malla portative qui se posa au sol, une application sur une plaque noire permit l’ouverture d’une de ses sections. Une tablette en fut extraite et positionnée. L’objet possédait plusieurs rangements. Elle fit glisser les données relevées par son détecteur dans l’ordinateur de la malle.

« La quantité est faible, mais travaillée. Voyez le champ énergétique ne réagit pas comme de l’ezo brute. » Un graphique s’afficha. « Il faudrait que je le scan, un AL serait idéal… mais peut pratique sans déplacement, un électro vous en avez fait un ? » Elle se penche sur l’objet. « Vous avez daté et établit son origine ? » Elle se déplace dans la pièce. « Ça, c’est pas naturel. » Pointant le plafond. Son attention se porta sur les murs, puis le socle, puis l’artefact une nouvelle fois. « Avez-vous déjà considéré l’ensemble comme étant partie intégrante du système ? »

Elle retourne à sa malle et en sort divers objets technologiques. Elle en relie certains, les disposent dans la pièce. La scientifique est dans son monde et est accaparée par une réflexion intense. Il ne s’agit pas d’un alliage et le champ énergétique même très légèrement stimulé par de légères impulsions électriques, indique une disposition travaillée. La réponse se situera dans la manière et la matière à laquelle est intégrée l’ezo. Elle approche une sonde métallique de l’artefact et l’écran de l’ordinateur s’affole de données. « Conductivité intéressante. » Elle parcoure les données. Un scanner est définitivement nécessaire pour déterminer comment est disposé l’ezo et de quelle nature est son champ. « Évitez tout perturbation de type électrique. » Ca fera déjà moins de données parasites et on ne sait jamais de quoi est capable un objet. Elle était certaine de plusieurs choses, mais devait synthétiser plusieurs examens pour avoir une réponse. Ce genre d’examens était une chose magnifique pour la micro technicienne qu’elle était. En travaillant au niveau moléculaire on peut en apprendre bien plus sur un objet qu’en cherchant à le comprendre dans son ensemble.

Elle pianote quelques entrées journal et y joint les premières données. La première chose qu’elle avait apprise durant ses années d’étude était d’être rigoureuse dans sa prise de note et dans le suivi. Référencer précisément et ordonner les données, tout devait être clair pour ne rien manquer. Cette rigueur était nécessaire pour mener une étude correcte. Analyser cet ezo et sa technique lui permettrait certainement de progresser sur son étude globale. Il était inespéré de trouver si vite des données aussi précieuses. Elle ne laisserait pas passer la chance qui se présentait à elle. Il faudra qu’elle vérifie la polarité du minéral. A sa couleur elle le devinait riche en métal, ce qui cadrerait avec la conductivité observée. L’ezo ayant de nombreuses propriétés, il faudra simplement isoler de nombreux facteurs. Elle observa l’équipement déjà existant dans la pièce. Etaient-ils bien équipés et pourvu des spécialistes adéquats ?





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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeVen 12 Fév 2016, 03:55
De nouveau devant l'établi, la tuirenne organisait sa place de travail en attendant d'avoir une tâche à faire. Après cette occupation finit, Scana demanda à Denas s'il y avait des choses à faire. Mais il n'y avait rien. La bricoleuse profita de ce moment de pause pour relire ses notes en armurerie qu'elle avait sur son omnitech. Puis Denas envoya un soldat vers elle.
"Oui c'est moi... Heu l'assistante." L'homme tendit son arme et Naevus eut un tilt dans sa tête. Elle sortit ses outils et démonta une plaque pour voir la partie électronique. "Vous êtes soldat, c'est bien?" Elle se gratta la mandibule gauche et partit en direction de Nar'Ticho. La digerisienne avait déjà eut un cas similaire et c'était des conditions assez spéciales.

Une fois vers la quarienne, La bricoleuse s'approcha d'elle et lui parla à voix basse. "Excuse moi, mais le type que tu m'as envoyée, il a grillé l'électronique de son Mattock." Elle laissa Denas répondre et reprit une fois qu'elle avait répondue. "La dernière fois que j'ai vu ça, c'était à cause d'un type qui était entrée dans un champ magnétique fort. Je ne sais pas où il y aurait ceci, mais pour ce soldat de base c'est plutôt bizarre."
Les deux femmes vinrent devant l'établi et Venia demanda d'inspecter toute l'électronique de commande afin de confirmer la théorie de Scana. Le milicien commença à taper des pieds et croiser les bras. C'est à se moment là, que l'ex adjoint de Nar'ticho vint saluer l'autre homme. "T'es toujours vivant?"

Le second salua Leblanc et fit la grimace. "Et comment Tucker. Mais si les armurières continuent sur se rythme je vais pas rester assez longtemps en vie pour l'avoir." La quarienne fixa le milicien et lui donna un M-8. "Ecoutez, vous avez fait de gros dégât sur votre arme. Alors je ne suis pas sûre que l'on puissent la réparer." Elle tourna rapidement la tête sur Naevus et repartit vers l'homme "Vous êtes affecté où?" Derrière sa visière, Venia fronça les sourcilles et ne semblait pas convaincue par la réponse du milicien.
Naevus donna son bilan définitif. "Toute l’électro est grillée. J'ai remplie le rapport si vous en avez besoin." Les dégâts de l'arme étaient spéciaux et pourtant le Mattock avait une protection là dessus à voir la conception du modèle entre les mains de Naevus. Donc de voir autant de dégâts était le signe que l'homme était passé dans un lieu bien spécial.


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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeMar 16 Fév 2016, 22:00
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Situation générale :
 

Les deux Quariens appréciaient le même objet, d'une façon pourtant bien différente. Zen n'avait aucune notion de ce qui était potentiellement renfermé dans ce qu'il observait. C'était ce qui donnait lieu à tout son questionnement, à tout le mystère qui gravitait autour de l'artefact de Trebin. Namida devait en savoir plus. Zen n'avait pas pu s'empêcher de remarquer le malaise de Chavel à proximité de l'artefact, et il était biotique... instable qui plus est. Par ailleurs, si la mémoire de l'activiste quarien ne flanchait pas, sa consœur maitrisait son sujet en matière de biotique. Curieux d'entendre ce qu'elle serait en mesure d'en dire, Zen ne fut cependant pas surpris d'apprendre que l'objet contenait de l'ezo.

Ce drôle d'attirail que Namida transportait avec elle devait l'avoir aidé dans son analyse. Et manifestement, elle était en mesure d'en savoir plus encore. Pour cela, elle devait obtenir certaines informations, et cela passait par Zen, qui fut alors questionné à plusieurs propos. Un AL ? Zen ne savait même pas de quoi il s'agissait, et son silence en témoignait autant.

« Nous avons ici toute une équipe de scientifiques qui étudie l'artefact depuis un moment. Ils ont bien dû relever ce genre d'informations, mais alors c'est à eux qu'il faudrait demander les détails. Je ne suis là qu'en tant que milicien, techniquement. »

L'ensemble comme étant partie intégrante du système ? Que voulait-elle signifier par-là exactement ? Que la relique n'était pas juste un élément isolé ? Cela, Zen l'imaginait bien, mais tout le reste de la question lui échappait.

« Désolé, je ne suis pas certain de bien comprendre la question. »

Le sens précis des mots "ensemble" et "système" tels qu'ils étaient employés lui barrait la route dans sa compréhension, et donc dans sa réflexion. N'osant interrompre la chercheuse pour lui demander d'expliciter son propos, il se contenta de l'observer dans la mise en place de son équipement.

Quelques minutes plus tard, une seconde secousse retentit, plus violente que la première. Ce n'était pas la détonation d'une arme, c'était plus gros... et ça semblait s'être rapproché. Zen n'aimait pas ça du tout.

Garder son calme, garder son calme...

[...]


Le bruit se fit également entendre à la surface. Quelques objets étaient même tombés de l'atelier où travaillaient Denas et son assistante, toutes deux encore occupées à décortiquer le Mattock endommagé d'un milicien qui s'impatientait. Le climat était dangereusement tendu. Pour ainsi dire, un mercenaire Krogan avait déjà été maîtrisé puis expulsé pour comportement hostile. Plusieurs activistes lourds avaient été sollicités, les miliciens standards ne pouvant suffire à contenir un tel adversaire. Restait à espérer que cela avait donné un exemple aux intérimaires téméraires qui auraient été tentés de l'imiter...

Sur la muraille, on constata que les tirs des assaillants avaient cessé. Au loin, on les voyait s'affoler. Quelques-uns parmi eux hurlaient à tout bout de champ, certains appelant à la fuite, et d'autres encore criant au dévoreur ! Il y avait bel et bien des dévoreurs dans le secteur, mais le battement rassurant des marteaux-pilons portaient à croire que ces derniers seraient repoussés loin du site de fouilles. À moins qu'il s'agisse d'un spécimen enhardi... lequel aurait alors champ libre.

Les miliciens postés sur la muraille firent passer l'information d'une potentielle alerte dévoreur jusqu'à l'état-major du camp, qui la rediffusa instantanément à tous les autres activistes. Intérimaires non compris.

*À tous les membres réguliers d'ExoTerra. Code orange. Activité dévoreur suspectée. Procédure de vigilance renforcée.*

Ce message fut diffusé directement à la discrétion des activistes via leur oreillette, il ne s'agissait aucunement d'une annonce publique. Car quoi de mieux pour faire paniquer tout le monde que d'annoncer haut et fort qu'un - voire plusieurs, qu'en savait-on - dévoreur menaçait de bondir hors du sol à tout moment et n'importe où ?

Un autre message fut envoyé à une autre équipe d'activistes en orbite autour de la planète. Leur flotte se composait tout au mieux de cinq corvettes CMS1 et deux cargos Osprey dont l'un servant de base de recherche. Toutes les navettes disponibles, au nombre maximal de cinq, furent préparées à une éventuelle procédure d'exfiltration.

[...]

En bas, Zen tremblait légèrement sous sa combinaison. C'était bien ce qu'il craignait, et il regrettait déjà d'avoir mêlé Namida à tout cela.

« Madame Silke, je suis navré de vous l'annoncer mais il nous faut partir, immédiatement. Je viens de recevoir de nouveaux ordres. »

Rien ne confirmait encore le danger anticipé, mais mieux valait ne pas attendre qu'il soit trop tard pour plier bagage. Il y avait bien plus à perdre qu'à gagner à rester, si les soupçons s'avéraient finalement exacts.

Au rangement précipité des effets personnels de la chercheuse, une troisième et insoutenable secousse fit perdre l'équilibre à Zen qui roula dans un coin où il resta impuissant quelques secondes avant de se relever d'une traite, entrainant Namida et ses bagages aussi loin que possible de l'artefact qu'une gueule immense avala en surgissant du sol, dans un tonnerre de sons stridents caractéristiques de ces monstres tant redoutés. La scène était tétanisante... pourtant jamais Zen n'avait couru aussi vite, et Namida non plus certainement. En chemin vers l'unique sortie, les deux Quariens croisèrent du monde. Personne n'étant assez fou pour fuir plus loin dans les galeries, chercheurs et miliciens se ruèrent tous vers un même point : l'ascenseur. Il fallut moins d'une minute pour que celui-ci atteigne le fond, et c'était déjà trop ! En l'attendant dans une angoisse absolue et généralisée, Zen contacta l'état-major et contribua ainsi à confirmer officiellement l'alerte dévoreur.

[...]

À la surface, le confinement se prolongeait, alors que tous les miliciens venaient de recevoir le message d'alerte suivant :

*À tous les membres réguliers d'ExoTerra. Code rouge. Je répète : code rouge. Activité dévoreur confirmée. Procédure d'évacuation en cours. Escudo em Mãe Terra.*

Une fois encore, les intérimaires n'en furent pas informés, pour le bien commun. Toutefois, l'absence d'information n'avait pas rien de néfaste, si bien que la tension finit par exploser : un intérimaire humain attrapa une arme sur l'établi des deux armurières, recula et braqua tout le monde dans le réfectoire.

« BORDEL DE MERDE ! QU'EST-CE QUE VOUS NOUS CACHEZ ?! LAISSEZ-NOUS SORTIR OU JE BUTE TOUT LE MONDE ! »

Toutes les armes des miliciens se levèrent dans la direction du hurlement, mais personne ne tira. Tout tremblant, l'intérimaire ne mit pas longtemps à réaliser son erreur. En se calmant, il comprit que quoi qu'il tente, il ne le tenterait pas longtemps avant d'être descendu à son tour. Dans un état de panique qui lui donnait un mal fou à articuler ses mots, il tenta tout de même de s'exprimer.

« P-pitié... N... N-nous laissez pas comme ça... »

Des larmes de peur coulèrent le long de ses joues rougies par les émotions. Manifestement, il n'avait pas cru un traitre mot de sa propre menace. Son état ne le rendit pas difficile à désarmer. Dès que l'occasion se présenta, le milicien le plus proche exécuta une prise sur l'intérimaire qui, comme voulu, lâcha enfin prise sur son arme qui tomba simplement à ses pieds. Un autre milicien s'approcha et le fixa d'un regard assassin.

« Tu veux aller faire un tour dehors ? OK. Tu dégages. »

« NON ! A-attendez ! »

Les miliciens avaient pour ordre de refouler tout élément perturbateur, et quel que soit le niveau d'alerte en vigueur, la règle ne cessait de s'appliquer. Ainsi, l'intérimaire incriminé fut saisit par chaque bras et jeté hors du camp, tandis que les navettes arriveraient sous peu.

L'exfiltration avait officiellement commencé, restait à voir comment celle-ci se déroulerait. Le pire à craindre s'apparantait à un bain de sang. Au mieux, il y aurait certainement quelques morts, le tout étant de limiter les pertes et les dégâts au possible.

[...]



Dernière édition par Zen'Bodda Vas Nestori le Jeu 25 Aoû 2016, 16:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeLun 21 Mar 2016, 13:49
La convoitise est source de conflit PT36QAJQ0MInVm--n7keq0Qij2vuNyt228wFtNjyfPAYNftl5jlYeEYzBJE21grnvRaVc1eYLxSwqriUxwZmyBKQ8rXoJl56J8ZW5N5kkhR4PaPyYo1HffxD7-tj8hgmCzleGiiELjP4h8B9xf6XILXbzJ9XMM60ahBoofeXVRsatSKRxpUh2KyQOnotJSbUi86cK2kni9VqyXRG0OgjP1zUlVXwL-RsbdwjoAZr4FammX5f3U4eE23PK1tZ8vlrpOZNoHsefhBYqxyWLTXL2P7TI93lulWzWni9s4FEfuJmbfGFrMPn6e4qGUvYsv66ImyQEhCoPjo0-RfBqJVhx9pfIVaU0YkihzV-awCWHzD1U_QYUTivcf7LLfBvP_7YrBCnfNcLSzOouBELKnJMIe5ad5rCAJYwpU2shHYRZxLt6EfnwTFSVf406p7n-lFQV0Z_fiCg2W_WXoxHbVMGWJTv22wR289bUX7nXTmvTvpIFH8kKuEoBLGlR9PaCMZ5Vf0SoyXZQ_J5P3pgKJsUEl63JWfpA8Ak4B15CCeISsg=w774-h100-no

Les Quariens traversaient la cour du complexe à grande vitesse parmi les soldats et ingénieurs gagnant leurs positions à toute vitesse. Les ordres se mélangeaient aux cris et les soldats rassemblaient sans ménagement le personnel non armé vers les zones de rassemblement.
Les jumeaux et leur mercenaire se dirigeaient en hâte vers l'armurerie dans l'espoir d'y trouver quoique ce soit qui leur permette de se défendre contre cet assaillant encore invisible.
Malheureusement pour eux, les ordres des membres d'exoterra étaient clairs, et personne n'y coupait. Kori, Naki et leur mercenaire n'eurent même pas le temps d'atteindre leur but qu'un groupe de soldat armés accoururent jusqu'à eux, leur canons menaçant pointés vers les Quariens, leur voix crachant des ordres qui ne souffraient aucune discussion.

- Qu'est-ce que vous foutez là ? Demanda l'un d'eux, visant tour à tour Kori et Naki les mains levées.
- Je les ramène au point de rassemblement. Répondit le mercenaire au tacotac.
- Me raconte pas d'histoire, le point est de l'autre coté. Dégagez de là !

Kori regardaient les soldats, un air inquiet imprégné sur son visage. Ils semblaient sur les nerfs, prêts à régler les soucis de la manière la plus rapide possible, n'ayant visiblement pas le temps à perdre avec des mécanos récalcitrants.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Cria le Quarien pour couvrir les voix des soldats et de la cohue. C'était quoi ce tremblement ?
- Au point de rassemblement ! Répondit aussitôt un deuxième soldats dardant toujours plus son arme sur eux.

Les Quariens reculèrent vivement, leurs mains placées devant elle, dans un réflexe ridicule supposant qu'ils seraient capable d'arrêter une balle par leurs paumes.

- On a pas de temps à perdre avec eux, ordonna quelqu'un qui semblait être leur supérieur. Foutez-les dehors s'il ne veulent pas. Exécutez les ordres !

Un cri de négation collectif secoua les Quariens alors que deux soldats attrapaient violemment leur bras pour les bloquer dans leur dos, les poussant sans ménagement vers la sortie du complexe.

- Non, attendez ! Hurlait prise de panique Naki. On va aller au point de rassemblement, lâchez-nous !

Une troisième et encore plus violente secousse stoppa net le petit groupe. Le sol tremblait sous leur pied d'une telle force qu'il peinait à tenir debout et Kori et son garde tombèrent à la renverse, emporté par leur marche. Les cris se multiplièrent, recouvert par le bruit tonitruant de la roche se brisant, de la terre se retournant, laminée par quelque chose de gigantesque.

Le terre se souleva, provoquant un haut le cœur général à toute personne se trouvant au centre du complexe. Un hurlement déchira l'air alors que Kori et sa sœur dégringolait la pente nouvellement créée, la peur au ventre. Kori roulait sans arrêt, se cognant à chaque excavations.
Au centre du complexe, sous un amas de terre, de pierre et de débris, un gueule immense ornée de deux longues pattes assassines s'extirpa du sol.

Kori releva un visage effrayé face à la créature gigantesque qui se tortillait face à lui, la haute montagne qui accompagnait sa sortie écrasait les ceux se trouvant sous leur ombres. Par une chance plus qu'incroyable, Kori et Naki s'étaient trouvés à l'extrême périphérie du monticule lorsque la créature en était sortie. Quelques mètres plus loin et ils auraient sans aucun été les premiers à célébrer le repas du monstre.
Dans un nouveau rugissement bestial, le dévoreur se replia, aussi rapidement qu'il était arrivé, s'engouffrant dans le tunnel qu'il venait de créer, laissant un infime répit aux personne encore sous le choc.
Le Quarien ne mit pas longtemps à réagir, il attrapa sa sœur et courut, rapidement suivi par le mercenaire, laissant les soldat en plan, leur priorité ayant visiblement changée.
Le Quarien n'avait aucune idée de ce qu'ils devaient faire, la première pensée qui le traversa fut de s'approprier une arme pour se défendre.

- Se défendre contre quoi ? Pensa-t-il paniqué. Un dévoreur ??

Il n'y avait qu'une solution, la fuite. Exoterra avait sûrement entamé un plan d'évacuation ou quelque chose comme ça. Ils n'étaient que mécano, est-ce qu'on les embarquerait en priorité ? Kori osait croire que le temps des classes étaient bel et bien révolu, néanmoins, la cohue générale qui suivra risquait d'être plus dangereuse qu'un dévoreur...

Arrivés à l'armurerie, le petit groupe fut une nouvelle fois arrêté par un homme armé courant droit sur eux. Leur mercenaire s'arrêta net à sa vue, laissant les Quariens prendre un peu d'avance avant de se rendre compte de son arrêt.

- Hey ! Annonça l'homme la voix maîtrisée malgré le stress évident qu'il subissait. C'est le moment, on en profite.[/color]
- Qu'est-ce que tu racontes ? Demanda, sidéré, le mercenaire qui accompagnait les Quariens. Y a un dévoreur mec, au cas où t'aurais pas remarqué !
- Justement, on en profite.
- Laisse tomber, tu veux aller sous terre avec cette bestioles qui vadrouille ?

L'homme pointe un doigt agressif sur son camarade.

- On a un contrat, t'as signé pour ça, alors mets-toi au boulot et trouve un moyen pour accéder au sous-sol, c'est ton taff ! On s'occupera de l'extraction après.

Sans plus d'information, l'homme se remit en marche, laissant le mercenaire seuls face aux Quariens. Heureusement pour eux, Kori et sa sœur avaient bien d'autre sujet de préoccupation pour se soucier de leur discussion. Ces deux là semblaient plutôt docile aux yeux du mercenaire. Il pourrait peut être s'en servir.
Comme avait dis son camarade, il avait signé pour un contrat. Il réglerai sa part et dégagerait aussi vite de ce complexe, peu importait que les autres s'en sorte ou non.


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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeDim 27 Mar 2016, 18:44
Déception.

Elle s’exécuta la mort dans l’âme, rangeant sans un mot ses ustensiles. Interrompre sa réflexion était un acte qu’elle réprouvait et qui la mettait en colère. Pourquoi l’amener ici, la laisser apprécier et étudier un objet aussi exceptionnel pour la faire ranger si vite. De la torture ! Voilà ce que sa conduite était. La scientifique, plongée dans ses constatations n’avait pas remarqué les secousses. Elle était néanmoins satisfaite, elle avait pu ramasser au sol un petit caillou. Un caillou c’est bien banal, mais celui-là, elle en était certaine provenait d’une partie cassée de l’artefact et représentait donc une chance d’en analyser la structure moléculaire et l’assemblage d’ezo. Elle se garda bien de révéler cette information à Zen, ni encore que sa courte analyse lui avait permis de relever un champ électromagnétique grossier qui l’aiderait à comprendre au calme ce que cet artéfact pouvait être. Voilà, elle était déçue, fâchée, mais jubilait intérieurement d’avoir été aussi efficiente en un laps de temps aussi ridicule. Si seulement elle avait eu le temps de faire une AL mais ça aurait demandé des heures… et visiblement le quarien de plus en plus nerveux ne céderait à aucune négociation.

Sa petite victoire mesquine fut interrompue par une secousse qui la fit chuter et heurter sa malle. « Aïe » chouina-t-elle. Cette journée était décidément placée sous le signe de l’agitation. Encore un peu sonnée, elle fut un peu surprise de se voir emmenée manu militari par Zen. C’est là qu’elle vécu le second jour le plus effrayant de sa vie. Un dévoreur !

Terreur absolue.

Namida hurla si fort que le micro-metteur de sa combinaison satura. Elle serait très certainement restée bêtement plantée là, si Zen ne l’avait pas entraînée avec lui. Il courait vite, la traîna derrière lui. Sa malle les suivait en lévitant, programmée pour ne pas la lâcher d’une semelle, elle s’exécuta avec la fiabilité d’un programme de pointe. Namida s’appliqua avec toute l’adrénaline nécessaire à courir. Un sport qu’elle ne pratiquait jamais. Pourtant, le sprint de sa vie lui sembla naturel et peu fatiguant… sur le moment. Dans l’ascenseur, elle se laissa tomber en sol, haletante. Elle avait tant de mal à retrouver son souffle que sa combinaison passa en mode médical d’assistance respiratoire pour réguler son taux d’oxygène et stopper l’hyperventilation. La montée sembla durer une éternité. Les scénarios catastrophes défilaient devant ses yeux et à chaque fois elle finissait en casse-croute pour monstre. Elle se mit à pleurer et avec un clic presque réprobateur, la combinaison enclencha le régulateur d’humidité, comme si la sudation ne suffisait pas.

Heureusement, ils sortirent des ascenseurs indemnes. Un réflexe de survie ultime la força à se relever et à glisser sa main dans celle de Zen. Elle la serra fort. La scientifique tremblait comme une feuille et s’adressa à lui dans un filet de voix. « Qu’est-ce qu’on fait ? » Dehors cela devait être la panique… il fallait évacuer, c’était le seul choix viable avec ce monstre. Tout était perdu.

Il a bouffé l’artefact, comme ça… la chance de ma vie… avalée… mortifiée la scientifique revoyait la scène cauchemardesque. Eh, tiens, je suis un dévoreur débile et j’avais envie d’une collation… Heureusement, Mapy était toujours là et elle n’avait perdu aucun de ses précieux appareils, c’est qu’elle trimballait avec elle une petite fortune d’équipement de pointe. Bon, un dévoreur pouvait être une excuse valable de perte ou endommagement… du moins, elle le supposait. La panique la faisait passer par des phases de perte de contrôles et des phases de lucidités exacerbées alternativement. Elle avait bien évidemment entendus parler de ces êtres de mort, elle avait même vu des vidéos… elle avait trouvé cela scientifiquement impressionnant et admirable. A présent, elle regrettait presque que cette expérience se solde par une rencontre de ce type.

Elle avait simplement peur de mourir, encore. On lui avait dit que dans son travail, c’était rare, les accidents graves se déroulant dans la violence. On meurt plutôt d’un problème technique, une petite explosion, un truc qui dégénère… des accidents normaux… on ne se fait pas attaquer par des terroristes, des dévoreurs… c’était bien trop d’émotions pour elle. Il faudra qu’elle retourne chez le psychologue…

Si elle voulait rester scientifique de terrain, il faudra qu’elle apprenne à se défendre ou se trouve une équipe de choc ! Quand elle sera une scientifique reconnue, elle demandera qu'on lui affecte un garde du corps, elle attirait bien trop les ennuis !




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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeVen 15 Avr 2016, 18:48
Les associations comme ExoTerra étaient du genre à économiser, du coup Denas avait demandé à Scana de démonter le mattock pour conserver les pièces récupérables. En travaillant sur le fusil, la turienne prenait des notes rapides et des photos pour bien comprendre le style du montage. Dans les situations de calme, la bricoleuse prenait le temps d’approfondir ses connaissances.
Puis lorsque le travail fut terminé, elle commença le changea de la chambre d'actionnement d'un autre Mattock. "Nar'Ticho je commence la réparation du second Fusil." La quarienne approuva d'un signe de tête et la secousse se fit sentir. Scana prit le système, referma l'arme et partit dans le stock pour prendre une pièce de rechange. Une fois à l'entrée le milicien au revenant sortit sa phrase habituelle. "Les intérimaires n'ont pas le droit de rentrer." La bricoleuse montra se qu'elle avait en main. "Je suis armurière, je viens chercher de quoi remplacer ce système." . "Pas d'Exoterra, pas d'accès."

Frustré par le manque de réflexion du type, Naevus voulait tenté de montrer son affectation mais la grosse secousse se fit sentir. En revenant dans l'atelier, elle vit un intérimaire qui menaçait les autres avec le mattock du quel venait l'actionneur qu'elle avait en main. La femme savait que cet homme n'allait pas pouvoir tirer la moindre balle, du moins on ne pouvait pas le savoir sans avoir ouvert la carcasse.
La quarienne vint vers la turienne et semblait plutôt nerveuse. "Il va falloir que l'ont doubles de vigilance, se type aurait pu m'abattre." Scana montra se qu'elle avait dans les mains. "Aucune chance, j'ai le système d'actionnement ici." La chef resta un moment silencieuse. "Pendant ma formation dans la Hiérarchie, on m'a appris à ne pas laisser une arme en état de marche a portée de main."

"Heu bien bien. Mais faite attention." La supérieure c'était préparée à faire la leçon mais avec la réponse, elle en avait perdu sa phrase. "Sinon, le garde au stock ne veut pas me laisser rentrer." La quarienne se posa la main sur sa visière. "Cette abruti va me rendre folle. Viens avec moi." Elle attrapa la Digerisienne par la main l'amena avec elle devant le protecteur du stock.
Une fois devant l'homme, elle lâcha Scana et pointa l'humain. "Leblanc! C'est pas le moment de jouer au crétin, tu vas laisser ma turienne faire son boulot sinon..." . "Je t'ai déjà dit mon nom de code Nar...." Avant qu'il ait le temps de finir sa phrase, il se ramassa un coup de la femme qui semblait sur les nerfs. "Avec le niveau... Putain, tu frappe fort... Je pense pas que se soit approprié avec notre niveau d'alerte." L'armurière derrière les deux membres d'exo Terra semblait intriguée. "Quel niveau..."

Quand les gens imaginent une quarienne, ils voient une nomade douce et timide, l'opposée de Denas. C'était bien une nomade, mais loin d'être douce et timide. Avant que Naevus ne finisse sa question, l'autre femme l'attrapa part les mandibules et les plaqua contre le visage de la turienne. "Pas un mot de plus, tu suis mes directives et tout ira bien OK?" La bricoleuse hocha de la tête en signe d'approbation. La membre d'Exo Terra poussa l'humain sans aucune gène, rentra et revint avec la pièce que voulait son assistante. "Va t’occuper de ça et continue se que je faisais."
Elle donna la boîte et fit signe à l'intérimaire de partir pendant qu'elle semblait prête à engueuler le soldat. Voyant l'ambiance électrique entre les deux personnes, Scana partit rapidement à son poste, récupérera le Mattock et commença son travail. Sur elle, Naevus gardait son omnitech chargé pour pouvoir se défendre. Avec les membres de l'association qui semblaient cacher un truc et certains intérimaires qui plongeaient dans la folie, l'ex membre de la Hiérarchie préfère garder de quoi se protéger surtout avec son rôle d'armurière.


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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeMar 17 Mai 2016, 04:00
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Dans une panique totale, les intérimaires et le personnel scientifique de l'organisation avaient la priorité d'accès aux navettes d'évacuation qui arrivaient et repartaient aussitôt les unes après les autres, tandis que les miliciens arrosaient de tirs le dévoreur quand celui-ci surgissait du sol. En vain. Mais cela permettait d'attirer l'attention du monstre. On sauvait ce qu'on pouvait comme on le pouvait. C'était d'un cynique... mais à ce stade, les responsabilités des uns envers les autres avaient le don de se contraster.

De loin, la scène ressemblait à une émeute, dans laquelle chacun courait pour sa propre survie, se piétinant mutuellement face à un ennemi imprenable. Contre lequel se défendre n'avait même pas de sens ! Réguler un tel torrent d'individus s'apparatentait à un combat perdu d'avance pour les miliciens, mais tel était leur devoir : protéger. Les protéger. Du dévoreur, mais surtout d'eux-mêmes. Celles et ceux qui ne tiraient pas sur le monstre contribuaient à guider et assister les civils en attente d'exfiltration, faisant de leur mieux pour les contenir à proximité de la plateforme d'atterrissage où leur salut les emmèenerait en lieu sûr, loin de la surface.

L'intérimaire perturbateur que l'on avait voulu exclure du camp fut finalement rappelé et consigné à la première navette venue. Les circonstances le voulaient.

[...]

Descends... plus vite que ça... ! Bosh'tet d'ascenseur !

Si forte fut cette pensée qu'elle aurait volontiers prise forme verbalement si Zen ne se l'était pas interdit. Il avait été formé à garder son sang-froid malgré un stress intense, comme tout milicien. Ce qui ne signifiait en rien une absence de peur, bien loin de là.

Des mouvements lumineux suggéraient que l'ascenseur tant attendu arrivait enfin. Tout le monde se précipita à l'intérieur, avant même que les portes n'aient le temps de s'ouvrir entièrement. Ce fut l'un des scientifiques qui actionna la commande de montée de l'appareil. Dans une quarantaine de secondes, l'ascenseur donnerait sans doute sur un camp dévasté, mais en attendant, il s'agissait de reprendre son souffle. Des bruits mécaniques annonçaient le départ de l'ascenseur vers la surface.

« Qu'est-ce qu'on fait ? » Demanda soudain Namida, dans un triste état.

Elle s'était prise à tenir fermement la main de Zen, la serrant fort. Lui aussi serrait celle de sa camarade d'infortune, comme par cette solidarité qui unissait les Quariens, mais aussi par un sentiment réciproque de terreur. D'habitude, Zen n'était pas vraiment quelqu'un de tactile, mais d'habitude, il ne rencontrait pas de dévoreur non plus. Il respirait fort et de façon irrégulière, ça s'entendait.

« On... on part, on évacue tout le monde. Les civils en priorité. »

Ce fut la réponse la plus pertinente qui lui vint à l'esprit, et en effet, la procédure d'évacuation standard d'ExoTerra exigeait que les miliciens donnent leur vie si nécessaire, au profit des biens et personnes qu'ils étaient censés protéger.

La population de l'ascenseur fut prise d'un frisson au second bruit métallique de l'appareil qui venait d'arriver en surface. Les portes s'ouvrirent sur une atmosphère paranoïaque. Chaque milicien était prêt à tirer sur tout ce qui bougeait, en particulier si ça venait du sol.

Zen aida Namida à se relever, armant sa main libre de son Predator. Une arme ridiculement futile face à un monstre de l'envergure d'un dévoreur, dirait-on, mais pas face à un autre ennemi que le Quarien redoutait tout autant : n'importe qui de suffisamment paniqué pour tenter quelque chose de regrettable. Sa connaissance théorique et pratique de ce genre de situations hautement anxiogènes, propices aux actions impulsives, le poussait à prendre certaines précautions. Rien qu'à voir les intérimaires se bousculer pour accéder aux navettes comme ils le faisaient, il y avait manifestement à craindre une dégénération plus violente encore. De leur part. Quelque chose de global.

En parlant du loup... un coup de feu retentit. Zen lâcha un cri étouffé dans la volée. Sa cuisse gauche était touchée !

Un genou à terre, le Quarien releva la tête, tandis que les quelques miliciens provenant de l'ascenseur se déployèrent à la recherche du tireur. L'explosion d'un compartiment fit diversion, mobilisant les dits miliciens à l'autre bout du camp. L'un resta pour soutenir Zen ainsi que la personne qui l'accompagnait, les plaçant tous deux à couvert dans un coin de l'ascenseur. Profitant de ce maigre répit, Zen appliqua immédiatement du médi-gel sur sa cuisse et se prépara un antibiotique au cas où. Comme avant chaque sortie de ce genre, il en avait déjà ingurgité une quantité raisonnable en amont. Les scientifiques quant à eux s'étaient tous éclipsés. Alors que le dernier milicien restant aux côtés des deux Quariens leur prêtait main forte, le dévoreur resurgit du sol à l'endroit exact où l'explosion avait tout juste eut lieu, envoyant valdinguer une volée de débris, tuant au passage deux miliciens et un intérimaire.

Dans le peu de lucidité qu'il lui restait, Zen se doutait que l'explosion n'était en rien un accident, mais un acte délibéré, dont les auteurs espéraient pouvoir tirer profit.

Sa théorie n'eut pas le temps de se développer davantage qu'un second tir eut raison du dernier milicien, le laissant seul avec une Namida désemparée. Cette fois, le tireur se révéla. Les tireurs même, puisqu'ils étaient deux, arme à la main, dégaine de mercenaire opportuniste peu scrupuleux. Avec la pagaille, la milice avait d'autres chats à fouetter que ces deux profiteurs assez dingues pour marcher en direction des galeries. Celui qui semblait avoir tiré braqua les deux Quariens, Zen le premier, car il avait encore son pistolet en main.

« Lâche ton arme le casqué ! »

Dans son état, face à deux adversaires en pleine forme, Zen avait plutôt intérêt à coopérer. C'était ce qu'il s'apprêtait à faire, comme le lui ordonnait son instinct protecteur, mais une hésitation de sa part agaça l'acolyte du braqueur qui tira à côté de Namida pour les faire réagir.

« Lâche ton arme !! Je le répèterai pas ! Au prochain coup, on la rate pas. »

Impuissant, le Quarien s'exécuta. Son Predator glissa de ses trois doigts, et ses deux mains vinrent se poser sur l'arrière de son casque. Il se sentait minable, mais c'était le mieux qu'il puisse faire pour maximiser les chances de survie de Namida ainsi que les siennes.

Les deux malfaiteurs s'avançèrent jusque dans l'ascenseur.

« On descend, et vous descendez avec nous. » Lança l'un d'eux, pendant que l'autre ordonnait effectivement à l'ascenseur de descendre.

« Si c'est... la relique que... vous cherchez, elle n'est plus là. »
« LA FERME ! »

Zen reçut un coup de savate dans la cuisse gauche, le faisant hurler de douleur. S'il n'avait ni la vie d'autrui entre ses mains ni son casque, il lui aurait volontiers craché au visage, à ce salopard, pour ce qu'il venait de lui infliger. Or les circonstances étaient telles que la soumission s'imposait contre la vie.

[...]



Dernière édition par Zen'Bodda Vas Nestori le Jeu 25 Aoû 2016, 16:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeMar 14 Juin 2016, 18:30
Evacuer, c’était une réponse sensée. Elle se portait volontaire pour faire ça bien et vite. Ravie de faire partie des priorités et dans un égoïsme purement instinctif, elle se mit en route gonflée par cet élan d’espoir. La scientifique, perdue dans son monde de physique quantique et atomes fut bien surprise de découvrir un autre aspect des sciences sociales. Une fois sortis, le plus grand danger n’était pas le mangeur d’artefact en lui-même, mais la panique qu’il inspirait aux individus présents. Le coup de feu qui la fit sursauter n’était pas adressé au monstre, mais à eux. Zen cria et mis un genou à terre. La quarienne tendit la main vers son bagage et en décrocha un quitte de survie. Quand on est aussi incapable qu’elle, ce genre de produit est une nécessité. Elle ne fut cependant pas assez rapide, gênée par le soldat qui les poussa à couvert. Zen s’était déjà administré sa propre dose. C’est vrai que se mettre à l’abri des balles semblait plus prioritaire que de se soigner. Une action sensée qui ne lui serait pas venue à l’esprit. Elle n’eut pas le temps de ronchonner qu’une explosion la fit se recroqueviller un peu plus derrière ses protecteurs.

L’affreux monstre était de retour ! Et une balle tua net le deuxième milicien. Un petit bruit sourd, la cervelle qui éclate et tout cela à quarante centimètre de ses yeux. Ihhh. Une balle fit voler la poussière à côté d’elle alors que l’homme qui les menaçait hurlait. Heureusement, les malfrats n’étaient pas profondément mauvais et n’abattirent pas les deux quariens désarmés. Pas dans l’immédiat du moins. Namida était désemparée, mais elle n’était pas un militaire entraîné et son cerveau lui dictait une seule chose : courir. Son nouveau sport favori. Cependant, elle voyait bien que c’était impossible et ces deux hommes se mettaient entre elle et son objectif prioritaire. Cela la mit en profonde colère, peut-être, elle n’arrivait pas à mettre des mots sur ses émotions. Ce fait était indiscutable, s’ils se laissaient faire, ils retournaient en enfer, et c’était hors de question. Recroquevillée derrière Zen, coincée contre sa malle, elle se décida à agir. Les portes de l’ascenseur n’avaient pas encore eu le temps de se fermer.

Son drone jaillit dans l’ascenseur en un crépitant. Le programme s’exécuta sous les ordres de la scientifique et effectua une diversion très performante. Les boucliers des deux vilains s’électrisèrent sous la surcharge et c’est une Namida dans un état second qui appuya sur la détente. Zen était l’objet de toute leur attention, c’était un milicien qui savait se battre. Personne n’avait fait attention à la petite main de la scientifique près du predator abandonné. Le pistolet cracha la mort plusieurs fois et continua à se décharger sur le corps sans vie. Elle hurlait en tirant sans réellement pouvoir s’arrêter. A dire vrai, le premier corps était tombé et son acolyte avait fui en tirant sur le drone qui mourut en un grésillement électronique. Elle s’en fichait bien qu’un des vilains se soit enfuit. Les tirs se turent avec la fin du chargeur. Elle appliqua cette fois son propre medigel sur la blessure du quarien et lui jeta littéralement son pistolet dans les mains. Un objet horrible. Elle prit quelques minutes, haletante, à reprogrammer un drone et plaça sa grosse malle lévitant devant elle.

« Il faut qu’on sorte d’ici. Les navettes ne sont pas loin. »


La présence de Zen l’avait assez calmée pour agir. Sans lui et sa placidité, elle aurait sans doute baissé la tête en pleurant. Elle s’était découverte des capacités insoupçonnées et était pressée de les oublier. Elle aura le temps plus tard de repenser à tout cela. Avançant sous le couvert de sa malle, elle entraîna le blessé à sa suite, en direction de leur porte de sortie. Laissant derrière elle le cadavre du mercenaire qu’elle venait d’abattre. Elle aurait le temps d’y penser plus tard. De réaliser. Pour l’instant, sa matière grise était uniquement concentrée sur sa survie.

Il faudra vraiment qu’elle reprenne sa thérapie, c’est le Dr Kren qui n’allait pas être content.

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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeMer 29 Juin 2016, 12:29
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Le chaos. Pour la première fois de sa vie, Kori prit pleinement conscience de ce simple mot. Au milieu du complexe gisaient les cratères crées par le dévoreur. Parsemés aux quatre coins de la cour, les gens se ruaient vers les navettes de secours sous la direction fébrile de quelques membres d'ExoTerra qui tentaient de garder le contrôle des événements. C'était peine perdue. Face à la mort, chacun lutte pour sa survie. Kori en eut la confirmation lorsqu'il vit qu'un groupe armé poussa sans vergogne ceux qui patientait dans l'horreur et l'angoisse pour s'installer en premier dans la seule issue de secours dont ils disposaient.
Le Quarien attrapa sa sœur par le bras, soucieux de la garder aussi proche de lui que possible.

- Il faut qu'on monte dans une navette ! Hurlait Naki pour se faire entendre. Si on y va pas maintenant, on va se retrouver coincés ici !

L'angoisse perçait dans la voix de sa sœur et Kori devina les larmes tombant le long de ses joues.
Une détonation non loin lui parvint. Il aperçut rapidement que le mercenaire qui les accompagnait rebroussait chemin, le corps sans vie de son camarade étalé derrière lui. Il allait crier à Scana, la Turienne grâce à qui ils avaient quittés Oméga, de se tenir prête si jamais l'envie prenait au mercenaire de tirer à vus sur le petit attroupement qu'ils formaient. Mais son souffle se perdit dans un cri étouffé. Le sol trembla à nouveau, si puissant, si proche qu'il renversa les deux Quariens.
Il revenait. Kori tenta douloureusement de se relever, en vain. Quel intérêt de toute façon ? Le monstre pouvait surgir de n'importe où, courir n'était que céder à la panique. Et Kori avait envie de courir, ô oui il en avait envie ! Courir loin de cette planète ! Pour une fois, il ne souhaita rien de plus que de retrouver sa Rannoch, si familière, si rassurante.
Le dévoreur surgit dans un amas de fer et de pierres qu'il emporta du bâtiment adjacent à l'armurerie. Il hurla, cri bien faible et pitoyable à coté de l'entité gigantesque qui se tenait droite face à eux.
Kori prit en main une arme qui avait valsé près de lui et en pointa le canon minuscule sur la bête. Bien sûr, ça n'était pas un Quarien isolé et pathétique qui en viendrait à bout, mais peut-être cet assaut couperait l'envie à ce monstre de rester sur place et la forcerait à se déplacer loin d'eux.
Hélas, le Quarien n'eut pas le temps de mener sa théorie à terme. De toute sa hauteur, le monstre toisa leur petit groupe, ses énormes mandibules tranchant l'air à la recherche d'un corps bien en chait.
Kori s'immobilisa, paralysé par la peur. Sa vie prendrait fin ici, au milieu d'une planète et de gens inconnus ou sa stupidité les avait menés.
Vainement, il pria une dernière fois, espérant que sa sœur s'en sorte.
C'était là tout ce qu'il souhaitait.

Des coups de feu retentirent, Kori ne savait d'où. Il reconnut près de lui le cri de rage de sa sœur jumelle, s'accompagnant d'autre voix par dessus les quelles tonnaient le détonations. Alors le Quarien se joignit à eux, crachant ses balles sans s'arrêter. Une fourmi ne peut rien seule, mais à plusieurs...Les cris et explosion ne se stoppèrent que lorsque le monstre, dans un hurlement de fureur, regagna son antre, à nouveau tapit dans les sombres dédale de Trébin.
Kori s'octroya quelques instants pour reprendre ses esprit, allongé sur le sol. Ils n'étaient pas encore tirés d'affaire, ils ne le seraient que lorsqu'ils auraient quittés cette foutue planète.
En se relevant, le Quarien observa sa sœur, Scana, l'armurière, et le mercenaire qui repartait dans le sens opposé. Peut être était-ce eux qui avaient tiré ? Quoiqu'il en fut, le dévoreur leur avait donné un peu de répit, répit qu'il mettrait à profit pour intégrer une navette le plus vite possible.


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MessageSujet: Re: La convoitise est source de conflit   La convoitise est source de conflit Icon_minitimeVen 16 Sep 2016, 02:00
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Le sang circulait, et ça faisait sacrément mal. En réponse à chaque battement de cœur, une nouvelle pulsion de douleur envahissait la jambe de Zen, dont seule l'adrénaline des circonstances le retenait d'un évanouissement logique. Les deux salauds croyaient pouvoir s'en tirer comme ça... et ils s'en sortaient tristement bien, du moins jusqu'à ce que l'inattendu se produise : échappant à toute attention, la petite main opportune de Namida s'empara du pistolet abandonné par le milicien, et son maigre doigt s'acharna frénétiquement sur la gâchette, occasionnant la mort d'un des deux agresseurs, tandis que le second, sachant ce qui était bon pour lui, prit la fuite à toutes jambes.

Un nouveau visage de la scientifique s'était révélé : celui d'une survivante. Et d'une protectrice, peut-être ? En tout cas, pas question que qui que ce soit la force à retourner dans ces maudites galeries. Son cri, de rage ou de détresse, avait déchargé quelque chose d'incontestablement puissant. Si puissant que Zen lui-même en fut impressionné, à tel point qu'il n'eut pas instantanément le réflexe de rattraper son arme quand Namida la lui rendit, en la lui jetant littéralement aux bras, comme pour se débarrasser d'un objet sale.

La scène se déchargeait peu à peu émotionnellement. Difficile pour Zen de ne pas se rendre compte du profond dégoût éprouvé par sa semblable pour ce qui venait de se dérouler. Aussi estimait-il que le meilleur moyen de l'aider dans l'immédiait était encore de l'emmener loin d'ici, en vitesse. Une fois son drone ménagé, elle aida finalement Zen à se relever. Son aide fut la bienvenue. S'appuyant l'un sur l'autre pour se soutenir mutuellement, à une cadence partagée entre la marche rapide et la course, tous deux se dirigèrent vers le spatioport, convoitant ce qui ressemblait au point d'embarcation des navettes.

« Il faut qu’on sorte d’ici. Les navettes ne sont pas loin. »
« Il faut qu'on monte dans une navette ! Si on y va pas maintenant, on va se retrouver coincés ici ! »

Ces navettes étaient présentes dans toutes les bouches telle une obsession, pour cause qu'elles étaient l'unique issue connue à cet enfer terrestre. L'une d'elles venait justement de repartir, tandis que la seconde, déjà pleine, s'y apprêtait tout juste, obligeant chacun à attendre les deux prochaines, que l'on pouvait déjà apercevoir descendre dans l'atmosphère.

« P... Pas de panique, les navettes vont et viennent à... un intervalle de une à deux minutes, ça va aller. Vous là-bas, j... joignez-vous à nous. Il faut r... rester soudés ! »

La douleur couplée au stress rendait son élocution particulièrement difficile, et son ton haletant n'était décidément pas le plus rassurant qui soit, mais Zen s'efforçait d'articuler chaque mot, de sorte qu'il n'ait pas à se répéter et puisse ainsi gagner le plus de temps possible sur le monstre en cavale. Les individus à qui son message s'adressait s'apprêtèrent à le rejoindre quand le dévoreur resurgit brutalement du sol, projetant autour de lui les débris qui lui faisaient obstacle. La panique reprit à son stade le plus intense. L'un de ces débris, un lourd morceau de métal, empala un fantassin peu réactif. Submergé par une douleur inconcevable, le malheureux lâcha son fusil d'assaut, qu'un intérimaire peu scrupuleux s'empressa de récupérer au détour de sa course. La Prospection, bien que s'étant montré discrète jusque-là, était bel et bien présente, si bien qu'une poignée de ses membres se précipitèrent vers le milicien agonisant et firent de leur mieux pour le maintenir en vie.

Dans le chaos, un tout autre groupe, de miliciens cette fois, ouvrit abondamment le feu sur le monstre. Peut-être était-ce futile, mais pas question de crever sans se battre. Suivant ce même crédo, un mercenaire se joignit à la force de frappe des miliciens. D'abord un, puis un deuxième, troisième, quatrième... Jusqu'à ce qu'un véritable petit contingent hétéroclite se distingue à part entière. Un tonnerre balistique fut généré par les tirs croisés, frappant le dévoreur de part et d'autre. L'un de ces tirs, perdus dans l'espace et le temps, atteignit le monstre à un point sensible, le contraignant à se retrancher dans son terrier originel. Cris de satisfaction et applaudissements résonnèrent dans les cœurs battants, à une allure égalée seule par celle à laquelle les derniers civils, tous confondus, gagnèrent les deux navettes fraîchement atterries. Celles-ci les emportèrent loin du site de fouille.

[...]

Navette d'évacuation A23
Dix minutes après l'extraction


Tandis que les navettes gagnaient en altitude, chacun reprenait lentement son souffle. Le crépitement de l'ézo, que l'on devinait plus qu'on ne l'entendait, inspirait une sérénité certaine, nécessaire à un rétablissement psychique qui prendrait plus ou moins de temps.

Épuisé comme il l'était, Zen luttait pour rester conscient. Le sommeil commençait à le rattraper, tandis que Namida s'était endormie contre lui. Quelque chose le tracassait, et il était incapable de mettre un mot dessus. Comme si c'était quelque chose qu'il avait oublié en bas. À moins que...

Keelah ! Fadila !

La mémoire lui revint d'un coup d'un seul. D'un coup cinglant. On l'avait désigné responsable d'une dénommée Fadila, comptée parmi les intérimaires recensés, or il avait complètement oublié de se pencher sur son cas.

Et si le dévoreur l’avait... ? Oh non... faîtes que... non, non ! Bosh'tet !

Se blâmer ne résolvait rien, mais c’était ici et de loin la réaction la plus naturelle à avoir quand on s'appelait Zen'Bodda. Il devait absolument s'enquérir de son état, et pour ça, comme pour beaucoup d'autres choses, le milicien pouvait compter sur son OmniTech. Un soupir plus tard, Zen eut l'extrême soulagement de constater que Fadila se trouvait saine et sauve dans la navette A22, celle juste au dessus de la sienne. Il pouvait enfin dormir en paix.

[...]

Cargo de recherche d'ExoTerra
Dix minutes plus tard encore

Le son de l'ouverture des portes de la navette tira Zen de sa micro sieste, suivi par celui de ses occupants qui, un à un, mirent un pied sur la plateforme d'amarrage intégré au cargo aménagé d'ExoTerra dans lequel ils se trouvaient à présent. Des miliciens restés à bord en garnison tout du long encadrèrent le débarquement, prêtant éventuellement main forte à celles et ceux en ayant besoin.

Namida dormait encore, elle en avait bien besoin, mais aussi dur que cela était, il fallait se lever. Zen la réveilla gentillement, une main posée sur son épaule, tandis que la douleur dans sa jambe commençait à se réveiller... Il fallut l'aide de quelqu'un pour les sortir tous deux de la navette. En l'occurence, deux intérimaires, un Drell et une Turienne, leur prêtèrent main forte. La Turienne se retourna à l'appel de Scana, avant de laisser Zen aux soins du Drell qui fortuitement était médecin. Le temps pressait et manquait au Drell pour faire plus, à quand bien même c'était déjà beaucoup.

Remis sur pieds, Zen et Namida furent tous deux témoins d'une intéraction entre un milicien galarien et deux Quariens un peu plus loin. Ces derniers submergèrent le fantassin de questions, dont il n'avait aucune réponse pour certaines.

« Vous êtes à bord du Beluga, en sécurité. Pour combien de temps je l'ignore, mais pour l'instant vous devez rejoindre les autres intérimaires. Vous en saurez davantage là-bas. »
« Il y a un problème ? »

Zen n'avait entendu que cette dernière partie de la conversation. À son apparence, son collègue n'eut aucun mal à deviner qu'il était milicien lui aussi.

« Ces deux personnes ont des questions, mais elles doivent suivre la file jusqu'à la passerelle, comme les autres. »
« Je m'y rends moi-même, laissez-moi les y accompagner. »

Le Galarien acquiesça, faisant signe aux deux Quariens de suivre Zen, toujours accompagné de la chercheuse. Somnolente, elle était encore sous le choc. Zen la plaignait d'avoir eu à vivre tout ça, ce n'était pas ce qu'elle était venue chercher sur Trebin, et encore moins ce qu'elle était censée avoir à redouter en sa présence. Le mal était fait, au moins étaient-ils vivants.

Le petit groupe formé par le quator illustrait parfaitement à quel point les membres de leur peuple savaient se montrer soudés entre eux. C'était beau, et triste en même temps de se dire que cette fameuse solidarité khélique était le fruit d'un malheur face auquel l'union s'était imposée d'elle-même comme elle se serait sans doute imposée pour n'importe qui. Ou pas. Vaste question. En discutant avec les deux nouveaux curieux, Zen apprit non sans étonnement qu'ils étaient en fait frère et soeur. En effet, de son temps s'appliquait encore la règle de l'enfant unique au sein de la Flotte. C'était donc la première fois de sa vie qu'il rencontrait des jumeaux de son espèce. Il leur parla d'ExoTerra, de son acolyte Roth, et eux de leur pèlerinnage. Le groupe se sépara en arrivant à la passerelle, sauf Namida qui préférait ne pas trop s'éloigner de Zen, pour l'instant. En attendant, direction l'infirmerie de bord.

À suivre...

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La convoitise est source de conflit

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